
COMMUNIQUE DE PRESSE N°017/CN/FSG
Discours haineux et d’incitation à la violence du Président
De la République Alpha Condé
Les Forces Sociales de Guinée (FSG) ont suivi avec indignation la communication faite par le Président de la République ce jour 24 mars 2019 au siège du parti RPG arc-en-ciel, à l’occasion de la cérémonie de mise en place d’une soixantaine de sections scolaires et universitaires du parti.
Les Forces Sociales de Guinée (FSG) prenant la mesure de la gravité des propos tenus par le Président de la République au cours de cette communication : «…aux militants d’être prêts à l’affrontement… », « … je suis venu vous dire que je laisse mon manteau de président de côté. Je prends mon manteau de militant, car maintenant je suis prêt à la bataille contre ces gens… », «… Soyez prêts à l’affrontement… », «…Maintenant ce n’est pas le président qui sort mais c’est le militant… », «… Personne en Guinée ne m’empêchera d’aller devant le peuple pour lui demander ce qu’il veut… » « … Si c’est pour vous marcher sur les pieds, soyez prêts à marcher sur leurs pieds pour qu’ils sachent que vous n’avez peur de rien… » ;
Et des graves accusations portées sur le Coordinateur national des Forces Sociales de Guinée : « … la grève des enseignants l’année dernière, il y avait des gens qui pensaient qu’ils peuvent renverser le gouvernement en s’appuyant sur certains militaires. En tête SANO de la PCUD,…. Ils pensent qu’ils peuvent compter sur certains militaires pour faire un coup d’état…» ;
A l’analyse de ces allégations et de ces appels à l’affrontement, il convient de se poser la question sur l’état de santé du président de la République. De cette interrogation, les FSG sont en droit d’exiger la publication de son bulletin de santé pour juger de son aptitude de continuer à diriger notre pays pour ces quelques mois qui lui restent de son second et dernier mandat.
Les Forces Sociales de Guinée réaffirment leur soutien inconditionnel à leur coordinateur national et demandent au procureur de la République de déclencher l’action publique contre le citoyen Monsieur Alpha Condé pour incitation à la violence et à la haine et le tiennent pour responsable de tout ce qui adviendra.
Les Forces Sociales de Guinée (FSG) lancent un appel aux citoyens à se mettre en mouvement et se tenir prêts pour le combat de la sauvegarde des acquis démocratiques chèrement conquis au prix du sang du peuple souverain de Guinée.
Ensemble, unis et solidaires nous vaincrons !
Conakry, le 24 mars 2019
La Coordination nationale
Ibrahima DIALLO, chargé des opérations
Guinée : des jeunes à l’école de la non-violence !
« Une Guinée sans violence est-elle possible ? », cette thématique était au centre d’une conférence-débat ce samedi 23, mars 2019 à Conakry.
Organisée par l’AGUICOPS, Association Guinéenne pour la Consolidation de la Paix et de la Solidarité, l’activité a connu la participation de plusieurs jeunes venus de plusieurs institutions d’enseignement.
Les échanges ont porté autour de la définition, des causes et conséquences et des moyens de lutte contre toutes les formes de violences qui entrainent souvent des victimes au préjudice de la société.
Conscients de la recrudescence du phénomène, les organisateurs ont bien voulu à travers cette activité qu’ils ont dénommée ‘‘le tour du fromager’’, créer l’espace de rencontre et de partage de connaissance.
Ce paru réussi avec un débat sincère sur la thématique, des recommandations ont été formulées sur la lutte contre l’ethnocentrisme et le régionalisme, l’application des textes de loi en vigueur, l’indépendance et l’impartialité de la justice, la promotion de la bonne gouvernance et du dialogue social, l’alternance au pouvoir, la consolidation de cohésion sociale et de l’équilibre national ainsi que la conscientisation et la sensibilisation des citoyens.
Selon Alpha Binta Baldé, président de l’AGUICOPS, « il faut que l’on mette fin à cette forme de barbarie qu’est la violence. Nous vous avons entendu, écouté et nous sortons fier parce que vous nous avez édifié en donnant quelques points de pour ou contre sur la thématique ».
En paraphrasant une thèse d’Adam Smit, l’activiste de la société civile affirme que : « Ce qui est valable chez vous est aussi valable dans votre nation ».
« Il faut passer par l’esprit républicain et du civisme pour véhiculer le message de la non-violence et faire comprendre aux uns et aux autres nous tous guinéens. Parce que nous provenons tous d’une même nation. Donc, la Guinée est une famille. Celui qui sort du pays n’a jamais d’étiquette malinké, soussous, peulh ou encore autres. Mais plutôt, la qualité d’un guinéen tout court. Nous sommes convaincus qu’après cette séance de concertation, vous seriez nos porte-paroles dans vos communautés », a-t-il lancé.
Au nom des participants, Diallo Fatoumata Binta remercie les organisateurs avant de rassurer de son engagement : « nous sommes vraiment satisfaits de cette activité d’échange et nous soutenons en grande majorité que la Guinée est belle et bien possible sans la violence ».
« Nous nous engageons pour la sensibilisations de nos ami(e)s, de nos parents et de tous les autres citoyens sur la non-violence. Parce que nous sommes l’avenir du pays », a-t-elle précisée.
A rappeler que cette conférence-débat est une forme d’éveil de conscience de la nouvelle génération sur la nécessité de la cohésion sociale et de la culture de la paix et de la citoyenneté, gage d’un développement durable.
Thierno Amadou Oury BALDE