Dans un contexte marqué par de fortes tensions économiques, plusieurs voix se sont exprimées sur ce sujet brûlant, mettant en lumière des dysfonctionnements majeurs et appelant à des solutions concrètes.

Lors d’une  rencontre le samedi dernier entre le president de la Republique et les operateur economiques, l’ancienne ministre de l’economie etdes Finances, Maladho Kaba a identifié plusieurs causes à la situation actuelle. Selon lui, l’activité de Simandou aurait généré une demande importante en liquidités, exerçant une pression notable sur le système financier.

Cependant, au-delà de cet élément conjoncturel, elle pointe surtout un problème structurel : la gestion budgétaire. « Il faut se dire la vérité », a-t-il insisté, dénonçant les dépenses extra-budgétaires qu’elle qualifie de « véritable problème ». Pour lui, ces pratiques favorisent des dérives et expliquent en partie pourquoi les ressources financières échappent au circuit bancaire traditionnel.

Un autre facteur clé évoqué est la perte de confiance. « La confiance est essentielle », rappelle-t-il, déplorant qu’un capital construit sur plusieurs années, voire des décennies, ait été fragilisé en très peu de temps. Cette défiance généralisée constitue aujourd’hui un frein majeur au bon fonctionnement du système économique.

Face à cette situation, des pistes de solutions ont été avancées. Parmi elles, la nécessité d’un dialogue renforcé entre les institutions publiques et les acteurs du secteur privé, notamment l’Association professionnelle des banques (APB). L’intervenante insiste sur l’importance de rencontres régulières au plus haut niveau afin de favoriser les échanges et la coordination.

« On ne peut pas rester dans les institutions sans rencontrer régulièrement les représentants du secteur privé », a-t-elle souligné, appelant à rétablir l’ordre et à renforcer la collaboration entre les différentes parties prenantes.

Sur la question d’émission de nouveaux de 50 000,  elle a clairement exprimé son opposition à cette décision, pourtant soutenue par les autorités de la Banque centrale.

« À propos des billets de 50 000, je mets une croix rouge », a-t-elle conclu.

Enfin, des solutions techniques, telles que l’émission de titres à forte valeur faciale, ont également été évoquées comme leviers potentiels pour stabiliser la situation.

Alors que les défis restent nombreux, ces prises de parole traduisent une volonté commune de mieux analyser la crise et d’apporter des réponses adaptées, dans l’espoir de restaurer la confiance et de relancer la dynamique économique.

Daouda Yansané