Le prévenu, Mamady Bereté, comparaissait à l’audience correctionnelle pour plusieurs chefs d’accusation, notamment menaces, diffamation, atteinte à la vie privée et violation du secret des correspondances. Placé en détention depuis le 27 février 2026 à la maison centrale de Conakry, il a reconnu les faits dès son passage à la barre, tout en sollicitant la clémence du tribunal.

Face aux juges, le mis en cause s’est montré peu loquace, se limitant à une déclaration brève : il a admis les faits qui lui sont reprochés et a présenté ses excuses, sans fournir davantage de détails.

L’intervention de l’avocate de la partie civile, Fadama Oularé, a toutefois permis d’éclaircir certains points. Interrogé sur sa relation avec la plaignante, le prévenu a confirmé être son chauffeur, affirmant n’avoir transmis les enregistrements à aucun tiers. Il a également indiqué que le téléphone ayant servi à réaliser les enregistrements se trouverait actuellement entre les mains de sa patronne.

Soucieuse d’établir les faits avec précision, la défense de la partie civile a demandé l’exploitation du téléphone, notamment s’il est placé sous scellés, afin de vérifier l’éventuelle diffusion des fichiers et d’en organiser la suppression.

À l’issue de l’audience, la juridiction a décidé de renvoyer l’affaire au 24 mars 2026. La prochaine étape se déroulera en chambre du conseil et portera sur l’examen du contenu du téléphone saisi ainsi que d’une clé USB versés au dossier.

Cette affaire, qui soulève des questions liées à la vie privée et à l’usage des enregistrements clandestins, reste donc en attente de nouveaux développements judiciaires.

Daouda Yansané