Amadou Damaro Camara

Attendu à la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) le jeudi, 4 mai 2023, Amadou Damaro, ancien président de l’Assemblée nationale, a encore brillé par son absence.

Pourtant le 27 avril dernier, la chambre de jugement de la CRIEF avait décerné un mandat d’amener contre le mis en cause.

S’expliquant devant le juge Francis Kova Zoumanigui, le procureur spécial près la CRIEF, Aly Touré, qui est censé mettre à exécution ce mandat d’amener, a fait le point sur ce qui aurait prévalu : « On est en pleine exécution de votre mandat. C’est pourquoi j’étais en communication non seulement avec des agents exécutants mais aussi le personnel de l’établissement hospitalo-sanitaire de Kipé, Sino-guinéen. Nous sommes dans la procédure d’exécution ».

« On était en train de nous donner les paramètres à mi-parcours. Si vous ne trouvez pas d’objection, j’allais suggérer humblement de la Cour sans vouloir l’intention de changer quoi que ce soit dans son agenda, de vouloir commencer par l’autre dossier qui est inscrit au rôle en attendant que nous ayons une vue normale sur l’exécution du mandat lié au second dossier », a dit Aly Touré, procureur spécial près la CRIEF.

De son côté, la défense n’a pas trouvé pas d’objection : « Monsieur le président, nous allons bien sûr pour la défense dans le même sens que Monsieur le procureur spécial ».

« En ce qui nous concerne, parce qu’effectivement, la seule observation que je pouvais faire, la présence de Monsieur Damaro Camara pour nous en ce qui concerne la défense de Monsieur Lucien Kamano, est absolument nécessaire », a déclaré le porte-parole de circonstance des avocats de la défense.

Pour sa part, le juge Francis Kova Zoumanigui n’a pas tardé à ordonner la suite la suite des débats sur les autres dossiers inscrits au rôle.  « Il se trouve que d’autres prévenus sont là et les débats sont en cours. Donc, rien n’empêche que ça continue en attendant que vous exécutez ça ».

Lors de son interrogatoire, l’ex- président du parlement guinéen avait nié les faits qui lui sont reprochés dans cette affaire de détournement de plus de 15 milliards de francs guinéens.  « J’ai eu de l’argent, j’ai vu de l’argent, j’ai géré de l’argent qui n’a rien avoir avec 15 milliards Je ne me reconnais en rien. J’ai refusé des choses qui dépassent les 15 milliards. Que je me retrouve à la barre pour justifier la gestion de 15 milliards c’est ça qui m’affecte Et qu’après tout le parcours je ne me suis pas noyé dans la mer, je vais venir me noyer à la marre ? » ,a-t-il déploré.

Pour l’exécution du mandat d’amener décerner contre Damaro et la production par la BCRG de la preuve de la disponibilité des cinq milliards allégués par Michel Kamano, le juge Francis Kova Zoumanigui a renvoyé l’audience au 15 mai prochain.

À rappeler que l’ancien chef du parlement guiéen Amadou Damaro est poursuivi avec Michel Kamano, Zeinab Camara et Jin Sun CHENG pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, corruption dans le secteur public et privé, prise illégal dans le secteur public et privé, prise illégale d’intérêt et complicité.

TAOB.