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“Deux ans d’emprisonnement dont un assortis de sursis”, c’est la peine requise ce lundi 28 février 2022, par le ministère public, contre le contrôleur général de police Aboubacar Fabou Camara poursuivi pour « arrestation arbitraire, menace, violence, injures » par l’activiste Foniké Mengué.

Dans ses réquisitions, le procureur Mamadou Dian Bora a demandé à la Cour de retenir l’ancien dirigeant de la DPJ (direction centrale de la police judiciaire), dans les liens de la culpabilité et le condamner à deux ans de prison dont un an avec sursis.

A l’entame de la phase des plaidoiries, les avocats de la partie civile ont déclaré à l’audience que les faits articulés contre le prévenu sont suffisamment établis. Par la voix de Me Pépé Antoine Lamah , la partie civile a demandé à la cour de retenir le prévenu dans les liens de la culpabilité et de le condamner au paiement d’un milliard de GNF à titre de dommage et intérêt.

De leur côté, les avocats de la Défense ont déclaré que leur client est victime d’un règlement de compte pour avoir fait application de la loi. C’est pourquoi, ils ont demandé à la cour de renvoyer Aboubacar Fabou Camara des fins de la poursuite pour délit non constitués. D’après Me Abdoulaye Doumbouya le dossier est vide.

Mais pour le procureur Mamadou Dian Bora Diallo, le contrôleur général de police a injustement et arbitrairement retenu Foniké Mangué en détention pendant plus d’une semaine : « Il y a eu abus d’autorité, l’attitude du prévenu est impardonnable et il ne peut bénéficier des circonstances atténuantes. Il est coupable d’atteinte à la liberté individuelle ».

Le substitut du procureur a ainsi invité la cour a condamné le prévenu à deux ans d’emprisonnement assorti d’un an de sursis et au paiement d’une amende de cinq millions GNF.

Pour sa part, le prévenu Aboubacar Fabou Camara a déclaré à la barre qu’il a foi en Dieu et qu’il a agi conformément à la loi, martelant qu’il n’était pas impliqué dans l’affaire concernant Foniké Mangué.

L’affaire a ainsi été renvoyée au 14 mars pour décision être rendue.

 

AISSATA BALDE