Selon les dernières statistiques, la Guinée occupe la seconde place des pays qui pratiquent l’excision dans le monde.

Pour inverser cette tendance, le conseil consultatif  des enfants et jeunes de Guinée vient de lancer une journée de plaidoyer et de signature de mémorandum dans le cadre du projet  » sauvons les filles des mutilations génitales féminines » dans la zone spéciale de Conakry.

Lounceny Camara, président du conseil consultatif des enfants et jeunes de Guinée

Selon Lounceny Camara, président du conseil consultatif des enfants et jeunes de Guinée, les mutilations génitales sont un phénomène mondial ancien et constant malgré leur interdiction. « Elles causent entre 130 et 140 millions  de victimes dans le monde. Les femmes victimes des MGF subissent des formes de violences qui portent atteinte à leurs intégrités et à leurs droits fondamentaux. Elles endurent des violences et des traumatismes terribles« , a dénoncé M Camara.

Pour être efficace dit-il, la stratégie de lutte contre les mutilations génitales féminines doit être fondée sur une approche pluridisciplinaire et coordonnée.

Elle doit se déployer suivant trois axes : « d’abord la prévention, qui requiert des mesures à court terme, mais une action en profondeur qui s’attaque aux racines de toutes ces formes de violences. Ensuite, la protection des droits des victimes et enfin  la poursuite résolue et ferme des auteurs ».

Il a par ailleurs salué les efforts d’engagement du gouvernement dans cette lutte en ratifiant  l’accord sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes du 18 décembre 1979. »Je salue également l’apport des partenaires au développement, plus précisément Plan International pour son apport  matière de protection et de promotion du droit de l’enfant et de la lutte contre toute les formes de violences… »

Parlant de l’objectif de cette journée, il a fait savoir que c’est d’entreprendre un plaidoyer afin d’interpeller les autorités gouvernementales quand à leur responsabilité d’assurer la protection des enfants, mais aussi l’abandon des mutilations génitales féminines.

D’après lui, cette lutte doit s’inscrire dans un combat plus vaste. » Le combat en faveur du respect de la personne et de la dignité humaine. Le conseil consultatif des enfants et jeunes de Guinée est dans cette logique« , a-t-il conclu.

Comme pour dire que c’est un combat noble, Monsieur Alpha Camara, directeur national adjoint de l’enfant a demandé aux jeunes membres de cette organisations de poursuivre cette ligne.

Selon lui, cette journée d’activité relève du combat contre les MGF est assurée. « je suis comblé de joie de voir des jeunes organisés une journée de plaidoyer sur les MGF. L’acte est salutaire et a un bon sens… »

Avant de conclure ses propos, il a dit que sa direction n’hésiterait pas à apporter son soutien à cette organisation.

Daouda Yansané