
La grâce présidentielle accordée à sept (07) condamnés en début de semaine par le chef de l’Etat guinéen, Pr Alpha Condé, fait encore parler d’elle dans la presse.
Si d’aucuns dont les leaders politiques à l’image de l’opposant Mamadou Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, pensent que le Président de la République veut « berner l’opinion publique et la communauté internationale » en accordant une clémence aux prévenus, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux apporte a apporté une précision. Selon ce dernier, Mamadou Aliou Diallo, Alpha Ibrahima Diallo, Alpha Mamoudou Diallo, Mamadou Samba Baldé, Mamadou Djouldé Camara, Alpha mamadou Diallo et Ousmane Bah, tous reconnus coupables des faits de participation délictueuse à un attroupement, ont été condamnés au temps mis en détention préventive à l’audience correctionnelle du 12 février 2021 du Tribunal pour Enfant.
Dans un communiqué, Maître Mory Doumbouya a rassuré l’opinion de son engagement à respecter et faire respecter l’indépendance et l’impartialité des cours et tribunaux dans le traitement des procédures en cours et ce, dans le strict respect du principe de la présomption d’innocence.
Pour lui, l’intervention d’un décret de grâce présidentielle pour libérer des personnes condamnées constitue « la preuve éloquente que la justice est en marche et au service de la République ».
« A ce titre, le rôle des juges étant de vérifier le bien ou le mal fondé des accusations portées contre les personnes poursuivies, ils sont les seuls habilités à accorder des libertés provisoires, rendre des ordonnances de non-lieu, de renvoi ou de prononcer des décisions de condamnation, de relaxe ou d’acquittement selon leur intime conviction, après des débats contradictoires garantissant tous les droits de la défense.
Cependant, conformément aux dispositions des articles 1189, 1192 et suivants du Code de Procédure Pénale, le Président de la République peut accorder la grâce à tout condamné sous le coup d’une décision définitive et exécutoire, avant l’expiration de sa peine.
De ce fait, la grâce accordée par décret N°070 du 01 Mars 2021 de Son Excellence Monsieur le Président de la République à certains condamnés, avant l’expiration de leurs peines, est salutaire », a renchéri Maître Mory Doumbouya Ministre de la Justice, Garde des Sceaux.
TAOB