Finalement, l’opérateur économique a engagé une requête contre l’état guinéen devant la Cour Suprême.
Elhadj Ousmane Fatako Baldé dit sans loi a monté au créneau contre les accusations des autorités en charge de la ville et de l’aménagement du territoire qui lui reprocheraient d’avoir violé des clauses des contrats de bail qu’il a passé avec le gouvernement de la deuxième république.
D’après l’Agence Judiciaire de l’Etat qui s’est exprimé dans la presse, l’opérateur a engagé une procédure pour attaquer les actes administratifs lui dessaisissant de ses baux à Conakry et à Kindia : « Il a engagé une procédure pour attaquer les actes administratifs telle que la lettre du ministre. Cela va être débattu devant la Cour suprême. L’agent judiciaire de l’Etat est le représentant de l’État devant ces institutions-là. On est là pour défendre les intérêts de l’État », a expliqué Maître Falilou Barry.
A l’en croire, la juridiction saisie dispose d’un délai légal de deux mois pour statuer. Mais d’ici là, l’agent judiciaire de l’Etat va engager la procédure de constitution d’avocats pour défendre la cause de l’Etat : « Eux (les avocats de sans loi, ndlr) ont fait un mémoire qu’ils ont déposé devant la Cour suprême. Ils nous ont signifié cela. Nous aussi, on va se constituer avocats pour qu’au cours de 2 mois, nous puissions faire notre mémoire en défense contre l’acte qu’ils ont déposé à la Cour Suprême. C’est à ce niveau que le combat doit se mener ».
Pour rappel, tout est parti d’un bail qu’Elhadj Ousmane Baldé a contracté au nom de sa société Baldé & Motors avec l’État, le 3 juillet 2003. Dans lequel contrat, selon l’Etat, il était question de construire un centre commercial à Kindia dans une durée de 3 ans. Ce qui n’aurait pas été respecté par le contractant. Ce n’est pas que le CFAO de Kindia qui est dans la ligne de mire de l’Etat. Les magasins de l’opérateur économique se trouvant à Matam et Coronthie sont également sous scellé.
Elhadj Sans-loi qui a reconnu le retard dans la finalisation des travaux, aurait demandé un délai supplémentaire d’au moins 2 ans pour les finir complètement, mais en vain. Alors, l’opérateur trouve qu’il s’agit d’un acharnement de l’État contre sa personne en raison du fait qu’il est président de la Coordination Haali Poular et qu’il soit farouchement opposé au 3ème mandat d’Alpha Condé.
TAOB