Les dégâts matériels causés les jours qui ont suivi l’élection présidentielle du 18 octobre dernier ont beaucoup interpellé les autorités guinéennes. Conséquence, celles-ci viennent de prendre une décision interdisant la vente du carburant en dehors des installations appropriées.

Dans un communiqué publié le mercredi 4 novembre, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a expliqué le fondement de cette mesure. « Conformément à la législation en vigueur, le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile rappelle que la vente et le transport de carburant ou combustibles au détail, sous forme de bidon, de jerrycan ou de tout autre récipient transportable est interdite. Tout contrevenant verra son matériel saisi et s’expose à des poursuites judiciaires. Les services de sécurité ont été chargés de faire respecter les présentes consignes », a-t- déclaré  le ministre Albert Damatang Camara.

Selon une source sûre, c’est pour des raisons politiques que les autorités de Guinée ont pris cette décision. Une façon pour eux d’éviter que des individus ne puissent entrer en possession de ces combustibles.

Quelques heures après la prise de cette décision, certains guinéens qui sont dans les localités où il n’y a pas de stations ou ceux qui vivent de ce commerce dans le marché noir ont exprimé leurs mécontentements face à cette décision du pouvoir central.

Daouda Yansané