
À l’occasion d’une conférence de presse ce lundi 2 novembre à Conakry, trois partis politiques ont décidé de prendre leur distance du collectif des dix (10) candidats à l’élection présidentielle. Il s’agit du RRD, de l’UDIR, et de l’AFC. Pourtant, ces trois formations politiques sont signataires d’une déclaration commune la semaine dernière à part du PLP. Dans cette déclaration, l’intention affichée consistait à dévoiler la stratégie des opposants sur le règlement des contentieux électoraux auprès de la cour constitutionnelle et la conduite à tenir ultérieurement après la publication des résultats définitifs du scrutin présidentiel.
Sur cette question de volte-face, le président du RRD Abdoulaye Kourouma s’est voulu tranchant : « nous, on ne se voit pas dans l’esprit du collectif parce que nous sommes en face de trois groupes. Il faut être cohérent avec soi-même. Ici, nous avons condamné l’auto-proclamation et les violences. Je disais qu’il y a trois groupes. Vous avez un groupe qui s’est autoproclamé président de la République ; un autre qui a déjà félicité les résultats provisoires et vous avez un groupe qui attend la Cour constitutionnelle. Il n’est pas cohérent pour nous de s’associer à une déclaration collective où chacun a déjà une position…Nous ne sommes pas signataires et nous ne sommes pas solidaires à une manifestation».
Président et candidat de l’UDIR, Bouya Konaté a tenu à apporter des précisions sur le champ.
«L’appel à manifester par l’UFDG, le président Cellou Dalein a précisé que cela ne concernait que son parti. Avant que nous ne partions signer la déclaration, nous avons dit que nous ne comptons pas manifester. Ce droit constitutionnel, l’UFDG pouvait l’utiliser. Mais qu’est-ce que nous suggérons, c’est manifester sans violence…», a précisé Bouya Konaté, le Président de l’UDIR.
TAOB