
Ils sont plus de 1000 commerçants qui occupent le centre commercial Sans Loi qui sont sommés de quitter les lieux dans 72 heures.
L’ultimatum leur a été donné, le jeudi 29 octobre 2020, dans une note du ministère de la ville et de l’aménagement du territoire.
Baillé en 2003 légalement avec l’Etat guinéen, pour une période de 60 ans, le centre commercial El Hadj Ousmane Sans-Loi, situé en plein cœur du centre-ville de Kindia constitue le poumon de plusieurs activités économique de la Région, mais aujourd’hui visé par les autorités. Il est reproché au propriétaire du centre construit sur plus de 5000 mètres carrés d’avoir violé les clauses contractuelles.
Pour l’instant, les causses réelles de la décision du département de l’aménagement du territoire contre l’homme d’affaire El hadj Ousmane Sans-loi, devenu président de la coordination Haali-Pular, une organisation opposée à un 3ème mandat (à l’image de la coordination de la Basse Guinée dirigée par El hadj Sékhouna Soumah), ne sont pas connues. C’est qu’a indiqué un commerçant très inquiet de la situation : « la rumeur courait il y a de cela des mois, mais ce n’est que ce début du mois d’octobre que la rumeur a commencé à se concrétiser. Ils ont commencé à distribuer des copies signifiant que nous devons quitter les lieux dans les 72h, donc d’ici dimanche. Dans les copies, c’est déjà notifié que nous devons quitter les lieux, parce que le propriétaire du centre El Hadj Ousmane San-loi n’aurait pas respecté certains engagements. Ce sont des engagements que nous commerçants nous ne comprenons pas, parce que même dans les copies ce n’est pas notifié ce que le propriétaire n’a pas respecté. Donc, nous ignorons d’abord les causes réelles».