Mamadou Kaly Diallo, membre du programme démocratie sans violences (Baïonnette intelligente)

Il n’est secret pour personne que depuis le lendemain de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, la Guinée traverse une situation très critique et inquiétante. Des scènes de violences entrainant des pertes en vie humaine et des dégâts matériels importants sont enregistrées dans plusieurs localités du pays.

Citoyens, acteurs de la société civile et hommes politiques, chacun va de son petit commentaire et de ses analyses de la situation.

C’est le cas de Mamadou Kaly Diallo, membre du programme démocratie sans violences (Baïonnette intelligente) qui dénonce « des bavures policières »  tout en pensant que la commission électorale nationale indépendante(CENI) pouvait bien empêcher ces violences dans le pays.

Selon cet acteur de la société civile, les droits de l’homme sont violés en cette période électorale en Guinée.

« Ces violations massives des droits de l’Homme, cette violence électorale inouïe m’indigne à plus d’un titre. Malheureusement, l’histoire se répète en Guinée, à chaque élection, il y a mort d’hommes. Nous le disions tantôt, qu’il y avait une responsabilité totale de l’institution en charge de l’organisation des élections, de nous éviter la violence en créant tout un climat de confiance, en se basant vraiment sur la sincérité du scrutin. Malheureusement, ce n’est pas ce que nous observons aujourd’hui. Une fois encore, les forces de l’ordre avec l’usage disproportionné des armes à feu ont commis des bavures policières. A travers nos informations, nous avons 16 morts, plusieurs arrestations arbitraires, et beaucoup de dégâts matériels importants. Voilà des violations que je condamne avec la dernière énergie », a condamné  Kaly Diallo.

Sur le sujet lié à l’utilisation de toutes les institutions par le pouvoir exécutif, il a dit ceci : « Il est dans la culture de nos dirigeants, ce qu’on organise pas une élection pour la perdre. C’est la grande problématique en Afrique. Nous avons des institutions inféodées. Alors, le plus souvent c’est d’aller conformément au vouloir du chef, et non au respect des principes et valeurs démocratiques. Voilà, aujourd’hui les conséquences. Nous arrivons à cette crise électorale sans précédent(…). »

Daouda Yansané