
A quelques mois de la tenue des élections présidentielles en Guinée, l’opposions guinéenne est toujours en manque de stratégie pour contrer le président Alpha Condé à renoncer sa candidature. Aujourd’hui, la démarche du FNDC suscite beaucoup d’indignations au sein des organisations de défense des droits de l’homme. C’est le cas notamment de l’Organisation Nationale des Droits Humaines (ONDH).
Aliou Barry, président de l’ONDH et chercheur en géopolitique qui a réagi sur cette question récemment au cours d’un entretien avec nos confrères de Tv5 Monde, a émis de doutes sur la stratégie mise en place par le Front National pour Défense de la Constitution (FNDC) pour empêcher le troisième pour le Pr Alpha Condé.
« L’opposition est dans un dilemme très simple, il faut savoir que le FNDC est composé de partis politiques à objectifs différents et une partie de la Société Civile. Le FNDC a une stratégie qui ne va pas empêcher Alpha Condé d’arriver au bout de son ambition d’autant plus qu’au sein du FNDC, vous avec des partis politiques qui ont des objectifs complètement différents. D’ailleurs l’un des principaux partis de l’opposition qui est le PADES de Dr Ousmane Kaba a déjà exprimé son souhait d’aller aux élections, alors qu’il conteste lui-même la constitution », a-t-il rappelé.
Cet activiste de défense des droits de l’homme, a aussi annoncé que le FNDC est composé de personnes ayant occupées des postes stratégiques au sein du gouvernement dirigé par Alpha condé : « vous avez dans le FNDC des cadres qui il ya quelques années étaient déjà membres du gouvernement en occupant des postes de responsabilités et stratégiques, ministre de la Défense ; ministre de la Sécurité, ministre de l’Economie qui se retrouvent aujourd’hui membres du FNDC. Donc, je pense pas que le FNDC ne pourra pas empêcher Alpha Condé d’aller jusqu’au bout ».
Mais pour réussir le combat contre le président Alpha Condé, il soutient qu’il faut miser sur le concours de la population et des guinéens vivants à l’extérieur. « Seule la population et l’appui de la diaspora guinéenne à l’étranger pourra empêcher ce projet de se réaliser », a-t-il soutenu.
Issiagha