« On ne peut pas dans un pays normal décider de violer le code électoral ».

Voilà comment le principal opposant d’Alpha Condé dénonce ce qu’il qualifie de violation de la loi électorale à quelques mois de la présidentielle, si la date est entérinée par décret présidentielle pour l’ouverture et la fermeture des  prochaines campagnes.

Le leader de l’UFDG  qui conditionné sa participation aux prochaines échéances électorales met en accusation les  présidents de la CENI et de la Cour Constitutionnelle d’être de connivence pour brûler certaines étapes du processus électoral.

« Le président de la CENI tout seul, sans un dialogue politique préalable écrit à la Cour Constitutionnelle pour lui dire : autorise-moi à éliminer certaines étapes du processus dont l’affichage des listes. On dit maintenant : on n’affiche plus les listes, on va faire une révision sans récépissé (…) parce qu’on n’a pas le temps d’en commander, parce qu’Alpha Condé a dit qu’il faut que l’élection soit organisée le 18 octobre. Et tant pis pour les autres dispositions », a fustigé Cellou Dalein Diallo.

D’ajouter : « Si on ne peut pas respecter toutes les dispositions légales,  ce qui est courant, on se retrouve on fait un dialogue en disant voilà les contraintes. Alors, s’il y a un accord politique,  on peut saisir en ce moment la Cour Suprême ou la Cour Constitutionnelle pour valider. Mais le président de la CENI et le président de la Cour Constitutionnelle ne peuvent pas se mettre d’accord tous seuls de violer la loi pour satisfaire un des candidats ».

« De toutes les façons Alpha Condé ne veut pas organiser une élection digne de ce nom. Parce que pour lui, ce qui est important, ce n’est pas ceux qui votent. Mais ce qui compte pour lui, c’est qu’il proclame les résultats. Notre pays est en danger, ce n’est pas un problème de l’UFDG ou du FNDC, c’est notre problème à tous. On ne peut pas vivre dans un pays où on n’a aucun égard pour la loi, pour les bonnes pratiques et pour la vie humaine. Ce n’est pas possible », a-t-il renchéri dans les médias.

TAOB