
« Quiconque sera interpelé lors de la manifestation du 20 juillet par les services de sécurité, sera déféré. Notre ennemi commun aujourd’hui devrait être le Covid-19. Pour que ce virus quitte notre pays, il va falloir qu’il y ait une synergie d’action. Mais, quiconque faillira à cette instruction, va répondre devant les juridictions compétentes ».
Cette menace de Mamadouba Toss Camara, maire de la commune urbaine de Matoto, n’est pas sans réaction dans les rangs du FNDC qui compte passer à l’acte après la suspension de sa trêve pour demander le départ d’Alpha Condé du pouvoir.
«… Vous comprendrez très bien que nous sommes en dictature maintenant, où chaque autorité peut faire ce qu’elle veut sur n’importe qui. Pour autant, le FNDC ne va pas croiser les bras en observant ceux qui nous gouvernent, fouler au sol les fondements de notre République. C’est pourquoi nous appelons les populations à sortir massivement pour manifester. Les arrestations, on n’en a eu plusieurs fois, ça ne nous fait ni chaud ni froid. Parce que, nous nous battons pour la démocratie et l’état de droit. Puisque c’est lui qui annonce des arrestations, rassurez-vous également que quiconque meurt ou qui sera assassiné, il sera aussi l’un des responsables de cette situation parce qu’il est prédisposé déjà à faire sortir les forces de défense et de sécurité pour abattre les citoyens », a déclaré Ibrahima Diallo, chargé des opérations du FNDC.
Thierno Amadou Oury BALDE