Aly Jamal BANGOURA

« Si nous acceptons que chacun prie dans sa langue, l’Islam aura perdu de toute sa nature, la force d’union qui caractérise cette religion va s’effriter. Toute personne qui soutiendrait ce genre de comportement est considérée comme un mécréant et n’a pas le droit d’être soutenu. Cette action de Nanfo Diaby n’est pas autorisée en islam ».

Après cette sortie médiatique d’Elhadj Mamadou Saliou Camara, l’imam ratib de la plus grande mosquée de la Guinée, des indignations se poursuivent pour condamner avec la dernière énergie l’attitude de Nanfo Ismaël Diaby, le prédicateur Nko qui s’obstine à prier en langue Maninka.

Au niveau du Secrétariat Général des Affaires Religieuses, une déclaration a été rendue publique pour fustiger  le mercredi 15 juillet 2020, condamnant  le comportement de l’imam décrié par les religieux.

« Au nom du secrétariat général des affaires religieuses nous condamnons avec la  dernière énergie cette attitude de Nanfo Ismaël Diaby . Si aujourd’hui, Monsieur Nanfo continue de braver les autorités religieuses, c’est à elles de nous venir en aide parce que nous n’avons pas le pouvoir de frapper, de faire arrêter et d’emprisonner.  C’est ainsi le Préfet et le Gouverneur de Kankan ont convoqué Monsieur Nanfo pour toujours lui demander d’arrêter. Il a dit que personne au monde ne pourra l’intimer d’abandonner sa décision de prier en langue Maninka. (…) Il est remarqué qu’il a construit une mosquée sans l’autorisation d’aucune autorité administrative ni religieuse, ce qui est déjà une infraction. Deuxièmement, il s’est constitué en Imam alors qu’aucune autorité de Kankan ne lui a donné une autorisation d’officier la prière. Pendant ce temps, la jeunesse religieuse et musulmane de Kankan révoltée, s’est transportée dans son domicile pour détruire la mosquée et autres.    Aujourd’hui, des érudits des pays limitrophes de la Guinée qui ont appris l’attitude de Monsieur Nanfo ont condamné eux aussi. Ce qui fait qu’aujourd’hui, nous devons nous réunir pour condamner une fois de plus l’attitude de Monsieur Nanfo  car, c’est une première que nous ne devons pas accepter. Nous sommes les soldats de la religion, nous ne devons pas accepter que parmi nous quelqu’un veuille saboter la religion », a indiqué El hadj Mohamed Sayon Bangoura dans une déclaration.

Thierno Amadou Oury BALDE