
Le code de procédure pénale prévoit que toute personne détenue a le droit de s’adresser à la justice pour demander une libération provisoire en attendant son procès ou demander qu’on mette fin à sa détention pour ne pas qu’elle reste indéfiniment. Mais dans la réalité, les personnes en conflit avec la loi ont une réalité sombre en Guinée. Sans être jugée, la majeure partie de ces personnes ne sait plus à quel saint se vouer.
Dans certains cas, certaines d’entre elles se voient libérer après de nombreuses années, sans aucun dédommagement.
Réagissant ce samedi sur la situation des détenus, Me Kpanna Emmanuel Bamba, président de la ligue guinéenne des droits de l’homme (LIGUIDHO), dénonce dans les colonnes de nos confrères de mosaiqueguinee.com, une violation flagrante et inacceptable des droits des intéressés au cas où leur détention provisoire dépasse la période exigée par la loi.
« (…) Cela constitue une violation inadmissible des droits des détenus, parce que le code de procédure pénale prévoit une période de détention provisoire, si nous sommes par exemple en délit, la détention provisoire peut aller jusqu’à (4) mois renouvelable une fois. En matière criminelle également, il y a une durée de détention provisoire qui varie entre (6) mois et (1ans) voire (2ans) pour certaines catégories d’infraction. Donc, si un individu reste en détention provisoire au-delà de la durée normale voulue par la loi, je précise encore une fois que c’est une violation inacceptable des droits de la personne en question », a expliqué le président de la LIGUIDHO, Me Emmanuel Bamba.
TAOB