Depuis l’annonce de la mauvaise nouvelle relative au crime perpétré sur la personne d’Issiaga Keita à l’escadron mobile numéro 18 de Cosa, des indignations et condamnations se poursuivent.
L’on se demande comment la victime a été tuée le mercredi dernier par son codétenu après sa mutilation.
Dans les rangs des défenseurs des droits dé l’Homme, des inquiétudes planent et des enquêtes sont recommandées.
« C’est un crime de droit commun. Il suffit tout simplement de le conduire devant les juridictions pour connaitre le crime qu’il a commis, le juger et le condamner. Maintenant là où il y a le problème, c’est de fait que ce soit un détenu qui ait mutilé et tué un de ses codétenus. D’abord le mutiler, il a fallu qu’il utilise une arme. Comment cette arme est entrée dans la cellule? Ça doit être enquêté, parce qu’un prisonnier n’est pas censé détenir une arme tranchante. C’est à ce niveau qu’on doit mener l’enquête et éviter que de tels actes se reproduisent dans l’avenir», Abdoul Gadiry Diallo président de l’OGDH.
De son coté, Maître Mohamed Traoré a sollicité l’élargissement dés enquêtes de manière à entendre aussi ceux qui étaient en garde le jour du drame : « pour l’instant je n’ai pas pu avoir le rapport d’expertise. Mais dans tous les cas, à supposer que ce jeune soit déclaré fou, comment il a pu couper la tête de quelqu’un, couper son sexe et ses deux membres ? S’il a été pris d’un coup de folie, il n’allait se contenter que de tuer au-lieu de découper la personne. Malheureusement on ne constate pas de sang sur la scène du crime. Toutefois, il est question d’entendre les éléments qui étaient en garde le jour du drame, et éventuellement leurs supérieurs ».
TAOB