
Après les tristes événements du mardi dernier à Macenta notamment la sous-préfecture de Koyamah, située à la frontière Guinéo-Libérienne, l’heure est au bilan et à l’ouverture des enquêtes.
Selon nos informations, tout est parti d’une affaire de réclamation de la paternité d’un bas-fond entre tomas et Koniankés avant de dégénérer en conflit inter-communautaire occasionnant des pertes en vies humaines et plusieurs dégâts matériels.
Saisi du dossier, le parquet du Tribunal de Première Instance (TPI) de Macenta a fait sa lecture des faits le mercredi 24 juin. D’après les informations dont dispose le procureur de la république près ladite juridiction Abdoulaye Babady Camara le bilan des émeutes de Koyamah est de deux (2) morts et une cinquantaine de blessées sans compter les dégâts matériels enregistrés par les faits qu’il qualifie entre autres de « meurtres, coups et blessures volontaires, incendies … ».
Parmi les blessés a expliqué le parquetier, « il y a les forces de défense et de sécurité qu’on avait déployés sur le terrain ».
« Aux premières heures des évènements, nous avons pris la mesure de faire une équipe mixte de police, gendarmerie et l’armée pour aller rétablir l’ordre public et interpeller les auteurs de ces faits. Dans les rangs des forces de défense et de sécurité, il y a eu un agent de la compagnie gendarmerie de Macenta qui a été atteint par balles et 3 policiers. Pour l’armée, il y a des éléments qui ont été touchés par balles de calibre 12. Il y a eu des dégâts matériels importants puisque des magasins ont été incendiés. Pour le moment, les enquêtes sont en cours pour interpeller les auteurs, complice, coauteurs », a déclaré le magistrat de parquet.
« Ces faits ne seront pas impunis. Quand une personne ou une communauté se réclame propriétaire terrien, c’est d’ester devant la loi. La justice va sévir pour condamner vigoureusement ces faits », a renchéri le parquetier de Macenta.
Thierno Amadou Oury BALDE