Le gouvernement du Burundi vient d’annoncer, ce mardi 9 juin dans un communiqué, « le décès inopiné » du président Pierre Nkurunziza, qui était hospitalisé depuis samedi après un malaise. Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, est décédé ce lundi officiellement des suites d’un « arrêt cardiaque », annoncent les autorités, qui ont décrété un deuil national de sept jours.
L’information est désormais officielle : Pierre Nkurunziza, le chef d’État sortant, est mort d’une crise cardiaque, lundi après-midi, à l’hôpital du cinquantenaire, selon le communiqué du gouvernement burundais. Toujours selon ces informations, le président sortant avait assisté à un match de volley-ball, samedi après-midi, dans son fief de Ngozi. Son état de santé s’est dégradé dans la nuit et il a dû être hospitalisé à l’hôpital du Cinquantenaire de Karuzi, dans le centre-est du pays.
Le dimanche, Pierre Nkurunziza semblait aller mieux, indique encore ce communiqué. « Il s’est même entretenu avec les personnes qui étaient à côté de lui », précise même le gouvernement burundais. Mais « à la très grande surprise », lundi, son état de santé a « brusquement changé avec un arrêt cardiaque », indique Bujumbura. Malgré les tentatives de réanimation, « une prise en charge intense, continue et adaptée », précise encore ce communiqué, « l’équipe médicale n’a pas pu récupérer le patient ».
Conséquences institutionnelles
Depuis quarante-huit heures, on disait Pierre Nkurunziza malade, mais toutes les sources officielles se refusaient à le confirmer. Juste avant cette annonce encore, des proches du chef de l’État sortant dénonçaient des « rumeurs ». Son conseiller Willy Nyamitwe mettait en garde sur les réseaux sociaux contre « toute manipulation de l’information », assurant qu’il s’agissait d’« un modus operandi » appliqué au Burundi. Des sources médicales expliquent qu’il aurait été testé positif au Covid-19, son épouse étant toujours hospitalisée au Kenya depuis la semaine dernière pour la même raison, malgré les dénégations des autorités.