
La bataille des candidats pour le remplacement de Me Salif Kébé à la CENI, devient plus que rude.
Pendant que le conseil national des organisations de la Société Civile (CNOSCG) réclame ce qui d’après lui revient le droit de désigner un remplaçant, le Barreau de Guinée veut conserver sa place.
Dans une publication sur les réseaux sociaux via facebook ce mardi 12, Mai 2020, l’ancien bâtonnier Me Mohamed Traoré laisse entendre que la représentation de sa corporation n’est pas une affaire d’affiliation au sein d’une organisation car dit-il, le CNOSCG n’a pas « la qualité » de désigner le remplaçant de Me Amadou Salif Kébé à la CENI.
« Le Conseil National des Organisations de la Société Civile de Guinée (CNOSCG) ne peut pas être la structure qui désigne le remplaçant de Me Amadou Salif Kébé à la Ceni. Elle n’en a pas la qualité. En effet, elle n’est plus la seule organisation faîtière de la société civile. Il y a d’autres organisations de ce type. La loi qui régit la Ceni ne vise pas spécifiquement une structure faîtière de la société civile pour la désignation des deux commissaires issus de la Ceni. Elle vise la société civile de manière générale. Le Barreau, étant une organisation de la société civile, il est parfaitement fondé à revendiquer une place au sein de l’organe de gestion des élections en Guinée en tant qu’entité autonome de la société civile. Elle n’a pas besoin pour cela de la bénédiction d’une autre entité de la société civile fut-elle une entité faîtière. Elle n’a pas besoin d’une affiliation», a-t-il indiqué.
Thierno Amadou Oury BALDE