UDG de Mamadou Sylla

« Nous ne pouvons que pendre acte de la décision de la Cour Constitutionnelle. Nous avons pensé que c’est une peine perdue en introduisant un recours à la Cour Constitutionnelle. Nous n’avons pas voulu perdre le temps inutilement ».

Ces propos sont ceux Mamadou Sylla, président de l’Union Démocratique de Guinée (UDG).

S’il prend acte de l’arrêt de la Cour Constitutionnel pour éviter dit-il de faire perdre le temps, il n’a pas manqué d’étayer les conditions du déroulement des élections du 22 mars dernier qu’il assimile dé violation de procédure : « (…) les élections se sont déroulées dans une extrême violence qu’on peut assimiler à un Etat en situation de guerre. Je n’ai jamais vu qu’on puisse prendre des urnes avant le dépouillement. Certaines urnes ont été retrouvées dans les communes et d’autres dans les unités de police ou de gendarmerie dans des conditions n’obéissant en aucune procédure. Cela veut dire que nos militants n’ont pas pu accéder aux centres de centralisation des voix ».

Puis a-t-il ajouté dans la presse, « nous n’avons pas eu de Procès-verbaux afin d’introduire des requêtes à la Cours Constitutionnelle. En matière de justice, il faut avoir des preuves pour porter plainte. Et ces preuves sont des PV sortis des urnes. C’est pour cette raison que nous avons estimé que porter plainte, c’est une peine perdue d’avance ».

Au terme des résultats définitifs des élections législatives, l’UDG dévient la formation politique qui incarne le statut du chef de file de l’opposition. Son président Mamadou Sylla réclame la place qu’il lui revient de droit en tant que deuxième politique du pays : « nous sommes aujourd’hui la deuxième force politique du pays ce qui nous donne la place du chef de file de l’opposition».

Avant de conclure ses propos, le leader de l’UDG rassure de sa volonté à s’unir avec d’autres partis d’opposition pour former un groupe parlementaire : « aujourd’hui, nous avons plusieurs partis politiques avec nous pour former un groupe parlementaire. Il s’agit du parti de Siaka Barry qui est devenu la troisième force politique du pays avec trois députés. Il y a aussi Mamadou Badicko Bah et Mme Yansané ».

Thierno Amadou Oury BALDE