
Depuis le déroulement du double scrutin controversé le dimanche dernier, des arrestations se multiplient en Guinée-Conakry.
En marge de la conférence de presse organisée ce mercredi, 25 mars par le Front National de la Défense de la Constitution (FNDC), plusieurs citoyens ont été mis aux arrêts.
Ces arrestations font suite à une interpellation d’un agent des renseignements intérieurs, venue espionner les leaders du FNDC.
La jeune dame interpellée, du nom d’Ami Traoré, qui s’est confondue aux journalistes reconnait avoir été envoyé par les autorités de la police : « je suis venue en mission de mes chefs, je veux parler de Fabou Camara (directeur central de la police judicaire) et du Général Bafoé (directeur général de la police). Je suis agent de police, je travaille à la DPJ, mais je relève de l’OPROGEM (Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs). La mission d’aujourd’hui était de venir prendre des renseignements. Mais, je ne suis pas à ma première mission ».
« Aujourd’hui, j’ai su que ce genre de travail que j’exerce est risqué, très risqué d’ailleurs. Tout ce que je demande, c’est qu’on me pardonne. L’enseignement que je tire, est qu’on doit faire attention à tout ce qu’on fait dans la vie. Je serai lynchée aujourd’hui, brûlée vive avec ce boulot. Mais heureusement, j’ai eu la vie sauve grâce aux responsables du FNDC, dont Baïlo Barry de (président de l’ONG Destin en Main, ndlr) qui a mis sa vie en danger pour me sauver aujourd’hui », a indiqué Ami Traoré devant la presse.
Contre toute attente, des hommes cagoulés sont aperçus sur les lieux. Ces derniers ont mis aux arrêts plusieurs personnes qui étaient au siège du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) avant de partir avec Ami Traoré.
Pour l’instant, Monty Kaba, Fodé Moussa Fofana, Daniel Camara, Aboubacar Demba Diaby , Mohamed Diakité et Aïcha Barry sont dans les mains des hommes en uniformes dans une destination méconnue.
Thierno Aissata BALDE