La cour de justice de la CEDEAO n’aura pas d’autres choix que de rejeter les mesures provisoires d’urgence sollicitées par le FNDC. Elle motive sa décision ce jeudi 19 mars 2020 sur le caractère infondé des mesures provisoires d’urgence sollicitées par requête séparée des opposants au projet de nouvelle constitution et d’un 3ème mandat. Car selon elle, elles sont devenues sans objet puisse que le double scrutin programmé le 1er mars dernier ayant été reporté.
Pour la Cour de justice d’Abuja, le découplage ou la disjonction des deux scrutins sont des « questions de gouvernance interne ».
Ce n’est pas tout, sur la mise en cause de la commission de la CEDEAO et de l’ensemble des Etats de la CEDEAO, la cour a estimé qu’elle n’a pas lieu d’être.
Saisie le 18 février dernier, la cour de justice de la CEDEAO devrait aussi se pencher sur le report du double scrutin et en conséquence la participation de tous les acteurs politiques au processus électoral.
Reste à savoir l’issue des débats au fond renvoyés au 30 Avril prochain par la cour de justice d’Abuja.
Rapporté par Thierno Amadou Oury BALDE