A la cherche d’une solution adéquate à la crise sociopolitique guinéenne après le report du double scrutin pour le 22 mars prochain, la venue à Conakry ce mardi 17 mars 2020, des présidents de la Côte-d’Ivoire et du Nigéria est  très attendue.

Sur la scène politique des commentaires foisonnent l’opinion publique entre un éventuel report ou un découplage des scrutins législatif et référendaire.  Dans les rangs du principal parti de l’opposition guinéenne l’UFDG, l’espoir se dégage pour désamorcer la crise qui perdure. Le vice-président en charge des questions juridiques et sociales de l’UFDG espère que le chef de l’Etat sera à l’écoute d’ Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire et Bouhari du Nigéria : « nous leur souhaitons la bienvenue, nous espérons que le président Alpha Condé les écoutera, pour que ce pays se calme. Ça sera un honneur pour lui. Il a tout à y gagner. Les Chefs d’Etat qui composent cette délégation savent ce qui se passe en Guinée. Nous avons un problème majeur, au niveau du fichier électoral. Les grandes organisations se sont accordées à dire que le fichier guinéen est mauvais ».

Pour sa part, le collectif des partis politiques engagés dans le processus électoral devant demande le maintien de la date du 22 mars prochain. Il ménace de se faire entendre au cas où les élections sont reportées. « Aujourd’hui, on ne s’attend pas à un report. C’est une date ultime. En cas de report, il n’y aura plus d’élections en Guinée. Vous serez informés des moyens qu’on va utiliser pour ne plus qu’il y ait élections ici », a déclaré le président du parti ADC-BOC.

Thierno Amadou Oury BALDE