Amadou Damaro CAMARA

Alors que la communauté internationale appelle les protagonistes autour de la table afin de trouver un compromis, le parti au pouvoir RPG arc-en-ciel, se radicalise sur les préalables du  Front national pour la défense de la Constitution (FNDC).

Pour l’ancien chef de file de la majorité présidentielle à l’Assemblée Nationale, Amadou Damaro Camara, on ne peut négocier « l’impossible ». A l’en croire, l’impossible consiste à demander au chef de l’Etat de retirer son projet de nouvelle constitution.

« … Quand l’autre partie demande à ce qu’on remplisse ses conditions avant de venir autour de la table, on va discuter de quoi. Quand ils demandent au président de dire qu’il n’est pas candidat et de renoncer au référendum, alors sur quoi finalement on va discuter. Il n’y a plus rien. Quand on veut négocier, on négocie le possible, on ne négocie pas l’impossible. Aujourd’hui l’impossible, c’est de demander au président de la république de retirer son projet de constitution. Ça c’est impossible », a-t-il déclaré.

Plus loi, il laisse entendre que chacun a sa lecture de ce qu’on appelle dialogue inclusif demandé par Mohamed Ibn Chambas, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Ouest et du Sahel. Mais s’est-il interrogé « pourquoi on n’a pas de respect pour ceux qui participent aux élections ? ».

«  L’opposition demande que le président renonce à son droit fondamental en tant que président de la République de proposer une nouvelle Constitution au peuple de Guinée. Ce qu’il ne fera pas. Donc, je ne vois pas ce que l’opposition dialogue et que certaines communautés appellent inclusif. Personne n’a exclu l’opposition. C’est démocratique de ne pas participer à une élection, mais c’est un acte rébellion et du terrorisme que de voir employer la violence pour empêcher les élections pour ceux qui veulent y participer. C’est ce que la communauté internationale ne dénonce pas suffisamment », a insinué Damaro Camara.

Thierno Amadou Oury BALDE