Les leaders du FNDC

« C’est fort de cet esprit panafricain que j’ai accepté ce report (ndlr, report de deux semaines). Je sais que beaucoup ne dormiront pas ce soir. Beaucoup vont pleurer, beaucoup vont se révolter. Mais, nous restons fidèles à notre histoire. Tant pis pour ceux qui vont croire que c’est un recul. L’avenir démontrera que nous sortirons grandi de cette épreuve et que le peuple de Guinée exprimera librement son choix à travers le référendum, il choisira librement ses députés. Et je persiste encore, une précision importante, ne seront concernés que les partis qui sont déjà engagés dans la compétition électorale. C’est-à-dire ceux qui sont en règle avec la CENI ».

Cette adresse à la nation du chef de l’Etat Pr Alpha Condé, ne laisse guère indifférente les leaders politiques de l’opposition et activistes de la société civile membres du Front National pour la Défense de la Constitution.

Pour les opposants, la lutte continuera jusqu’à l’aboutissement des ses revendicatives. Revendications relatives au retrait du projet de nouvelle constitution  et éventuellement, le départ de l’actuel locataire de sekhoutoureya du pouvoir. D’ailleurs, le chef de file de l’opposition guinéenne Cellou Diallo qualifie l’adresse d’Alpha Condé à la nation comme une déclaration de guerre : « le discours d’Alpha Condé s’apparente plus à une déclaration de guerre à l’endroit de l’Opposition et du FNDC qu’à une offre de paix et de dialogue. Non au coup d’état constitutionnel, non à la mascarade électorale ni le 1er mars, ni dans 15 jours ! ».

« Nous avons entendu le report sine die des élections législatives et du référendum. Nous félicitons le peuple de Guinée, qui a vaillamment combattu contre ce projet de coup d’état constitutionnel. Toutefois, nous ne satisfaisons pas de ce report. Nous continuerons la lutte jusqu’au retrait complet de cette forfaiture, de cette nouvelle constitution que le peuple rejette en masse. Alpha Condé n’aurait jamais dû oublier cette leçon éternelle : le peuple gagne toujours. Et ni aujourd’hui, ni demain, il n’acceptera un coup d’État constitutionnel. La lutte continue, jusqu’à ce qu’Alpha Condé quitte le pouvoir en vertu de l’actuelle constitution », a rassuré Ibrahima Diallo, responsable des opérations au sein du FNDC.

Thierno Amadou Oury BALDE

 

Thierno Amadou Oury BALDE