
« La Guinée qui organise dimanche un référendum constitutionnel et des élections législatives, est en proie depuis quatre mois à une contestation réprimée contre un éventuel troisième mandat du Président Alpha Condé, 81 ans. Une nouvelle journée de mobilisation de l’opposition est prévue jeudi. Jusqu’à présent, les manifestations ont donné lieu à des dizaines de morts ».
C’est en ces termes que le Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme à travers son commissaire Michelle Bachelet, invite les autorités guinéennes à prendre leur responsabilité. Il interpelle les autorités à veiller à ce que les prochaines élections soient « transparentes et inclusives ».
Alors que de nombreuses personnes ont perdu la vie depuis l’enclenchement de la croisade contre le tripatouillage constitutionnel, désormais la fibre éthique s’invite dans la danse pour créer une division communautaire. Face à cette situation, la Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme exprime ses inquiétudes : « des informations font état de divisions ethniques qui se creusent, avec des incitations à la haine, à la violence dans les médias sociaux et lors des manifestations ».
Thierno Aissata Baldé