Alpha Condé à Mamou

Le  chef de l’Etat Pr Alpha Condé a été accueilli ce dimanche au stade Michael Diakité de Mamou  dans le cadre de la campagne de sensibilisation pour le référendum constitutionnel et les législatives du 1er mars 2020.

Venu à bord d’un hélicoptère, le président de la République  s’est évertué à faire des révélations sur son combat politique pendant la première et la deuxième république : « j’ai gagné les présidentielles en 1995. Le président Conté a dit que c’est lui qui a gagné. Les jeunes officiers sont venus me voir pour me dire de ne pas accepter, nous sommes avec toi, ne crains rien. J’ai dit qu’il y aura quand même des morts. J’ai été dans les mosquées dire que je ne veux pas gouverner les morts. Evidemment, tous ceux qui avaient voté pour moi étaient en colère, j’ai pris mon avion, je suis parti à Paris. Mon adjoint Kamé, sans mon accord, a négocié avec le gouvernement pour que je sois premier ministre et qu’on se partage le gouvernement avec le président, j’ai dit que ce n’est pas cela mon combat. Tant que je n’aurai pas la possibilité d’appliquer mon programme, je serais opposant. J’ai été opposant pendant 42 ans ».

« J’ai combattu la première république un certain moment, j’ai été condamné à mort par contumace, le deuxième président m’a mis en prison pendant deux ans et demi. Mais la vie d’un homme dépendant de Dieu, et c’est lui qui donne le pouvoir. Bah Mamadou, Siradio et moi, on a été opposant, mais on a jamais jeté une pierre sur une voiture, on a jamais cassé un vélo, une moto à plus forte raison une voiture ou une maison », a-t-il rappelé.

Dans son discours devant ses partisans et certains médias, le président Alpha Condé dit n’avoir peur de personne pour mener son combat politique :  « je n’ai peur de personne, ni en Guinée, ni en dehors. Je sais que Dieu est avec moi. La preuve, je n’arrive pas à vieillir. Quand je marche avec des militaires, qui sont mes petits-enfants, ils se fatiguent avant moi. Et je ne suis jamais malade, parce que ma main est dans les mains de Dieu ».

Thierno Amadou Oury BALDE