Aboubacar Soumah

Près d’un mois, le système éducatif guinéen est paralysé par une grève déclenchée par le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) qui réclame les huit (8) millions comme salaire de base.

Face à cette crise, le vendredi 07 février à Conakry, à l’issue d’une réunion,  11 centrales syndicales ont décidé d’apporter leur soutien au SLECG.

Après quelques heures de réunion, Abdoulaye Sow, 2ème secrétaire général adjoint de l’USTG a déclaré qu’un préavis de grève de 10 jours sera déposé auprès des autorités, le 23 février prochain.

Si toutefois prévient t-il, « il n’y a pas de solution après ces 10 jours, nous serons dans l’obligation de proposer un avis de grève pour déclencher une grève ».

Pour sa part, le secrétaire général du SLECG Aboubacar Soumah s’est réjouit de cette solidarité avec les enseignants : «  nous sommes venus discuter des paramètres d’une éventuelle grève que les centrales syndicales comptent déclencher à partir du 13 février prochain. Nous nous sommes entendus sur les points essentiels ».

« Malgré le gel du salaire des enseignants et les menaces proférées par le gouvernement, les enseignants continuent à serrer la ceinture pour qu’on puisse aller jusqu’au bout et relever le défi qui nous a été lancé par ces ministres irresponsables qui ont accepté de signer un protocole d’accord avec des syndicats qui n’étaient pas signataires de l’accord du 10 janvier 2019 », prévient-il.

Sur la question de savoir si le mouvement ne s’est pas essoufflé, le patron du SLECG rétorque: «  jamais une grève n’a réuni comme celle-ci. De Kassa à Yomou, les écoles sont fermées ».

Mariama Conté