Président du GOHA

Selon nos informations, les autorités guinéennes à travers la douane aurait pris la décision de « suspendre » toutes les importations de marchandises par les frontières terrestres en direction de la Guinée jusqu’à nouvel ordre.

Interpellé sur la question, le président du Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) dénonce une mesure contraire aux lois et traités dont la Guinée est signataire.

D’après Chérif Mohamed Abdallah, cette décision que le gouvernement est entrain de prendre est de nature à freiner les activités économiques et la libre circulation des biens et des personnes au sein de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

« Nous ne savons pas pour quoi le gouvernement peut aller jusqu’à dire que les opérateurs économiques ne vont pas faire rentrer ou faire sortir des marchandises de notre pays. C’est juste pour freiner les opérateurs économiques, augmenter les problèmes que nous avons. La libre circulation des personnes et des biens, ça dépasse la Guinée, surtout que notre pays est membre à part entière de la CEDEAO », a-t-il dénoncé.

A l’origine de cette décision du gouvernement d’après nos sources informations, de menaces d’attaques terroristes et d’introduction d’armes en Guinée. Mais le GOHA ne semble pas convaincu.

« Si c’est une mesure qui concerne la sécurité nationale, les opérateurs économiques sont intéressés par la sécurité mieux que quiconque en République de Guinée. Parce que les opérateurs économiques marchent avec leurs biens. Sur le plan sécuritaire, la police est là pour ça, tout comme la gendarmerie, la douane et l’armée. Cela ne doit pas avoir un impact sur les activités des opérateurs économiques, sur leurs mouvements, sur leurs va-et-vient », a indiqué Chérif Mohamed Abdallah.

Ce que je vais dire aux opérateurs économiques, poursuit-il, «  tous ceux qui vont subir des préjudices par rapport à cette mesure, c’est de préparer des dossiers pour les déposer au GOHA. Nous porterons plainte contre l’Etat Guinéen par rapport à ça, à la Cour de Justice de la CEDEAO. Parce qu’on ne va pas tergiverser, on ne pardonnera pas du tout  (…..). Faites très attention et ne gardez pas beaucoup de choses dans vos magasins, parce qu’on ne sait jamais avec l’insécurité, les pillages et la destruction de biens de façon permanente. Il faut garder le strict minimum pour être en sécurité avec nos biens ».

Thierno Aissata BALDE