Alors que la compagne pour les législatives du 16 février prochain se poursuivent y compris la résistance citoyenne soldée par des violences  contre le projet de nouvelle constitution, les sages des confections religieuses continuent d’appeler au calme et à la relance du dialogue.

Les anciens co-présidents de la Commission Provisoire pour la Réconciliation Nationale (CPRN)  demandent au chef de l’Etat, Pr Alpha Condé  de repousser à une date ultérieure les élections législatives. Ce, pour créer des conditions favorables  à des élections libres et transparentes.

Le premier imam de la grande mosquée Fayçal Elhadj Mamadou Saliou Camara et  monseigneur Vincent Koulibaly invitent aussi les politiques à dédramatiser la crise qui n’est que politique et non ethnique.

« Les leaders religieux musulmans et chrétiens recommandent au  chef de l’Etat, président de la République garant de la paix et de la quiétude sociale d’user des pouvoirs que lui confèrent son statut de Père de la Nation et de ses prérogatives constitutionnelles de repousser à une date ultérieure les élections législatives, le temps nécessaire pour garantir des élections libres, transparentes.  Il est très important voire capitale de comprendre que cette crise n’est pas ethnique elle est politique et doit le rester. N’acceptons pas qu’elle soit transformée en crise ethnique. Les leaders religieux musulmans et chrétiens vous appellent à la vigilance, à la sérénité afin de ne pas tomber dans et piège de ceux et celles  qui utilisent la fibre ethnique pour tenter de nous diviser. Nous les voyons, nous les écoutons et nous leur disons : qu’ils s’attendent à la colère d’Allah (…). Nous disons à tous les acteurs sociopolitiques qu’ils doivent mettre la Guinée au-dessus de tout », a lancé monseigneur Vincent Koulibaly, l’archevêque de Conakry dans une déclaration qu’il a lu au nom des leaders religieux musulmans et chrétiens.

Thierno Amadou Oury BALDE