
« La priorité c’est la libération des responsables du FNDC qui sont incarcérés injustement depuis plusieurs semaines, qu’on recherche les responsables les auteurs et commanditaires des assassinats qui continuent d’endeuiller les citoyens guinéens. Voilà les priorités, voilà les questions sur lesquelles le peuple de Guinée est à l’écoute du Chef de l’Etat. Tout le reste qu’on change tel ministre par tel autre, juste une question de jeu de chaises musicales, ce n’est pas un sujet qui nous préoccupe. Nos priorités sont ailleurs. Sur ces questions, nous avons toujours des clarifications ».
Voila comment l’UFDG réagie au mini- remaniement ministériel intervenu aux départements de la sécurité et de la santé publique.
A travers Ousmane Gaoual Diallo, directeur de la cellule de communication de l’UFDG, le principal parti de l’opposition guinéenne interprète le limogeage d’Alpha Ibrahima Keira et d’Edouard Niankoye Lamah comme un acte de distraction. Puisque selon lui, cela n’aboutit pas à une sanction contre les auteurs des assassinats enregistrés en marge des manifestations.
« Si on voulait faire la lumière sur ces assassinats, on aurait déjà commencé à faire des interrogatoires sur les unités qui étaient sur le terrain, le directeur général de la police aurait été déjà limogé ou suspendu de ses fonctions, le responsable de la gendarmerie qui commande les troupes qui tuent aurait été mis aux arrêts ou suspendu de leur fonction avant que les ministres ne suivent. Mieux, qu’un ministre quitte un portefeuille ministériel pour aller à un autre, je ne vois pas où est la sanction. Pour ce qui nous concerne, on estime qu’on continue toujours de faire la promotion de ceux qui causent des torts aux familles guinéennes. L’impunité est toujours promue. Donc on ne voit aucune sanction dans ce type de décret du Chef de l’Etat », a indiqué le directeur de la cellule de communication de l’UFDG, Ousmane Gaoual Diallo.
S’agissant de la convocation du corps électoral le 16 février pour la tenue des élections législatives, il soutient jusqu’à preuve du contraire qu’il s’agit d’un corps électoral inexistant dans la réalité : « Je constate dorénavant qu’il n’y a pas encore de corps électoral dans notre pays puisqu’il n’y a pas encore de fichier électoral. Donc, c’est une fuite en avant qui risque d’être une surprise pour les guinéens. Lorsque le Chef de l’Etat prend le risque de convoquer un corps électoral qui n’existe pas, je pense qu’il va falloir qu’il mette les moyens pour que ce corps électoral arrive. Mais le moment venu on avisera sur notre position par rapport à cette fuite en avant ».
« Nous soulignons aussi à ce stade la contradiction entre la circulaire qui invitait à la réouverture du comité de suivi pour statuer sur le chronogramme et le décret convoquant le corps électoral. Ceci montre clairement que ce chronogramme n’a fait l’objet d’aucune discussion à aucun niveau avec les acteurs politiques. Nous notons également que rien n’a été dit sur la finalisation du processus électoral encours. Notamment sur les conseils de quartiers et de district et des conseils régionaux », a renchéri Ousmane Gaoual Diallo.
Thierno Amadou Oury BALDE