Dans un contexte économique complexe, le Premier ministre guinéen, Bah Oury, intensifie ses efforts pour renforcer la gouvernance et la transparence dans la gestion des ressources publiques. Lors d’une réunion stratégique avec les responsables des principaux corps de contrôle de l’État, il a souligné l’impérieuse nécessité de faire évoluer le dispositif national de contrôle public.

Une rencontre jugée “fructueuse” par le chef du gouvernement, conçue comme une étape décisive pour renforcer la coordination entre les différentes institutions chargées de la surveillance des finances publiques. Selon Bah Oury, cette dynamique vise à améliorer la synergie, réduire les zones d’ombre, anticiper les risques de détournement et garantir une meilleure traçabilité des dépenses publiques.

Une étape cruciale dans la gouvernance guinéenne

Le Premier ministre a insisté sur le fait que la Guinée se trouve à « un tournant de sa gouvernance publique ». Dans ce contexte, il appelle à une mobilisation collective pour relever les défis liés à la transparence, à la discipline administrative et à la lutte contre les pertes financières.

Il a notamment mis en avant trois priorités majeures : le renforcement de la coordination entre les corps de contrôle, la sécurisation des ressources publiques, et la prévention des pertes et dérives administratives. Ces axes stratégiques, selon lui, doivent guider l’action gouvernementale dans les mois à venir.

Une gouvernance basée sur la mutualisation et l’action conjointe

Sur sa page Facebook, Bah Oury a souligné que les corps de contrôle ne peuvent plus fonctionner en silo. La clé de l’efficacité réside désormais dans la mutualisation des informations, l’harmonisation des méthodes et une action concertée. La volonté du gouvernement est claire : instaurer une culture de responsabilité partagée pour faire face aux enjeux financiers du pays.

Dans un contexte où les finances publiques sont sous pression, le Premier ministre a rappelé que la sécurisation des ressources de l’État est un enjeu vital. Il a appelé à la vigilance, à la mise en place d’audits réguliers et à une discipline institutionnelle renforcée. Pour lui, la prévention des pertes n’est pas simplement une question technique, mais un engagement politique et éthique envers les citoyens.

Une nouvelle étape dans la gouvernance

Cette réunion marque un tournant dans la stratégie gouvernementale, avec pour objectif d’instaurer une culture de responsabilité où chaque institution de contrôle joue pleinement son rôle, sans interférences ni rivalités. Le Premier ministre Bah Oury a annoncé la poursuite de ces rencontres pour suivre l’avancement des chantiers en cours et assurer une mise en œuvre rigoureuse des recommandations.

Le mercredi 26 août 2026, lors d’une rencontre avec les inspecteurs généraux des différents départements ministériels, le chef du gouvernement a encore souligné l’importance du renforcement de la gouvernance et de l’efficacité administrative. Selon la Primature, Bah Oury a insisté sur le rôle fondamental des inspections générales, affirmant que la bonne gouvernance doit être concrète, mesurable et appuyée par des instruments permettant d’évaluer et de tracer l’action publique.

Un engagement ferme pour une gouvernance transparente

En somme, cette série de rencontres marque une étape décisive dans la volonté du gouvernement guinéen de sécuriser ses ressources et de restaurer la crédibilité de ses institutions. La transparence et la responsabilité, telles que défendues par Bah Oury, constituent désormais les piliers d’une gouvernance renouvelée, tournée vers une gestion plus responsable et efficace des finances publiques.

TAOB