Conakry, 9 juillet 2026 – La Guinée pleure la disparition de Hadja Andrée Touré, ancienne Première dame du pays et veuve du premier président de la République, Ahmed Sékou Touré. Décédée le mercredi 8 juillet au Royaume du Maroc, elle laisse un grand vide dans le cœur des Guinéens.
Le président Mamadi Doumbouya a rendu un hommage émouvant à celle qui a marqué l’histoire nationale.
Dans un message publié peu après l’annonce de son décès, le chef de l’État a exprimé sa « profonde tristesse » et sa « vive émotion ». Il a adressé ses sincères condoléances à la famille de la défunte, à ses proches, ainsi qu’à l’ensemble du peuple guinéen.
Pour Mamadi Doumbouya, Hadja Andrée Touré n’était pas seulement l’épouse du président Sékou Touré, mais également un témoin privilégié et une actrice discrète des moments fondateurs de l’indépendance de la Guinée. Il souligne son rôle aux côtés de son mari durant les premières années de l’indépendance, incarnant un symbole de résilience et de fidélité à la nation.
L’ancienne Première dame aurait su traverser les tumultes de l’histoire avec dignité, faisant preuve de courage et de constance. Le président a salué son parcours, considéré comme un héritage précieux pour la mémoire collective du pays. « À travers sa disparition, c’est une part vivante de notre mémoire nationale qui s’éteint », a-t-il déclaré, avant de prier pour le repos de son âme.
Le programme des obsèques
La Présidence guinéenne a publié le jeudi 9 juillet le calendrier officiel des funérailles de Hadja Andrée Touré. Ces cérémonies débuteront ce samedi 11 juillet avec l’arrivée de sa dépouille à l’Aéroport International Ahmed Sékou Touré à 18h00.
Le lendemain, dimanche 12 juillet, plusieurs activités commémoratives sont prévues : un symposium en hommage à la défunte au Palais du Peuple à 09h00, suivi d’une prière mortuaire à la Mosquée Fayçal de Conakry à 13h30. La journée se clôturera par l’inhumation aux Cases Bellevue, à 14h00.
Le Cabinet Civil de la Présidence invite l’ensemble des autorités, des partenaires étrangers, des institutions et du peuple guinéen à participer à ces moments de recueillement national, chacun selon ses moyens, afin d’honorer la mémoire d’une femme dont le parcours et l’engagement resteront gravés dans l’histoire du pays.
TAOB