Conakry, le 2 juillet 2026 – Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation a lancé un important processus de réforme du système universitaire guinéen, dans le cadre du programme stratégique Simandou 2040.

Cet événement marque une étape clé dans l’adaptation des formations universitaires aux besoins du marché de l’emploi et au développement économique du pays.

Un atelier de validation des outils de réforme curriculaire a été inauguré réunissant pendant trois jours les principaux acteurs du secteur : responsables d’institutions publiques et privées, recteurs, experts nationaux et internationaux, représentants du secteur privé ainsi que partenaires techniques et financiers. L’objectif : examiner, enrichir et valider plusieurs outils stratégiques destinés à moderniser le système d’enseignement supérieur guinéen.

Parmi ces outils figurent le Cadre national des diplômes, les règlements des études pour différentes certifications, des modèles de programmes de formation basés sur l’approche par compétences, le Référentiel national des métiers et des compétences, ainsi que des outils d’enquête sur l’insertion professionnelle des diplômés. Leur validation constitue une étape cruciale pour orienter durablement la qualité et la pertinence des formations offertes dans le pays.

Le secrétaire général du ministère, Dr Facinet Conté, a souligné l’importance de cette démarche, la qualifiant d’acte à la fois politique et scientifique. « Ces outils ne sont pas de simples textes techniques. Ils dessineront, pour des décennies, la qualité de nos formations et la capacité de nos diplômés à s’insérer sur le marché du travail. L’adéquation entre la formation et les besoins de l’économie ne se décrète pas, elle se construit, outil après outil, consensus après consensus », a-t-il déclaré.

Ce projet s’inscrit dans le cadre des mégaprojets MPS-30 et MPS-32, deux initiatives structurantes du programme Simandou 2040, visant à renforcer la performance et la compétitivité du système universitaire guinéen. Le projet MPS-30 prévoit notamment la création d’un Observatoire national de l’insertion des diplômés et la production de référentiels de compétences, tandis que le MPS-32 concerne la réforme de 153 programmes de formation selon l’approche par compétences dans le système LMD.

Le Directeur général de l’Enseignement supérieur, Oumar Doumbouya, a insisté sur la dimension collective et rigoureuse de ces travaux.

« Ces documents sont le fruit d’un effort collectif associant nos experts, nos partenaires et nos institutions d’enseignement supérieur. Leur adoption est une étape décisive dans la mise en œuvre de réformes structurantes pour notre avenir », a-t-il affirmé.

Le recteur de l’Université de Kindia, Pr Akoï Zoumanigui, représentant la Conférence des recteurs et directeurs généraux (CRDG), a salué cette initiative qui privilégie le dialogue et le consensus. « Nous sommes tous réunis pour accompagner cette réforme, afin d’assurer des avancées significatives dans le développement de notre système éducatif et la réalisation des objectifs du ministère », a-t-il déclaré.

Ce processus de réforme s’inscrit dans la vision du gouvernement guinéen d’adapter le système universitaire aux exigences du marché du travail et d’accompagner les ambitions de développement économique fixées par le programme Simandou 2040. La réussite de ces initiatives dépendra d’un dialogue constructif, d’une expertise partagée et d’un engagement collectif, afin d’offrir aux jeunes diplômés des formations de qualité, en phase avec les défis et les opportunités du pays.

TAOB