La publication de la liste provisoire des candidats aux élections communales dans la zone spéciale de Conakry continue de susciter de vives réactions. À Gbéssia, des jeunes et acteurs de la société civile dénoncent une sélection qu’ils jugent opaque et appellent à son annulation.
Diffusée dans la nuit par la Direction générale des élections (DGE), cette liste est vivement critiquée par plusieurs citoyens de la commune. Dans une déclaration rendue publique par Aboubacar Camara, des observateurs de la vie politique locale expriment leur « profonde préoccupation » face à un processus qu’ils estiment entaché d’irrégularités.
Au cœur de la contestation figure le retrait inattendu de certains candidats considérés comme influents et proches des populations. Pour de nombreux habitants, ces exclusions sont incompréhensibles et en décalage avec les attentes de la base. Ils soulignent que ces figures locales incarnaient un leadership ancré dans des réalisations concrètes et une véritable proximité avec les citoyens.
Les contestataires appellent ainsi les autorités compétentes à faire preuve de transparence dans le processus de sélection. Ils insistent sur la ضرورة de respecter la volonté populaire et de garantir des critères fondés sur l’équité, le mérite et l’inclusion dans la gestion des affaires publiques.
Par ailleurs, ils exigent la publication de la liste consensuelle qui aurait été élaborée au gouvernorat en présence de la gouverneure. Selon eux, cette version initiale reflétait mieux la diversité sociale, intégrant syndicats, responsables de campagne, représentantes des femmes, personnes vulnérables ainsi que les partis et mouvements affiliés au GMD.
Autre point de discorde : la présence présumée de doublons dans la liste récemment publiée. Les citoyens réclament des explications claires afin d’éclairer l’opinion publique et de dissiper les doutes sur la crédibilité du processus électoral.
En conclusion, les signataires de la déclaration demandent l’annulation pure et simple de la liste actuelle. À leurs yeux, celle-ci ne repose sur aucun consensus et risque d’entamer la confiance des populations envers les prochaines échéances électorales.
Ousmane Camara