Les deux femmes ont été présentées ce lundi matin au parquet du Tribunal de première instance de Mafanco par l’Office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM). Le parquet a immédiatement orienté le dossier en procédure de flagrant délit, avant de les renvoyer devant le tribunal pour répondre notamment de menaces, d’injures publiques et de propos attentatoires à la dignité humaine.
À la barre, les deux prévenues ont reconnu les faits qui leur sont reprochés, tout en présentant des excuses à l’ensemble de la société guinéenne.
Le ministère public, représentant la société, a insisté sur la gravité des faits, estimant qu’ils portent atteinte à l’honneur et à la dignité, tout en ternissant l’image de la Guinée. Il a également mis en doute la sincérité des excuses formulées.
Selon le parquet général, les faits, commis via des plateformes numériques accessibles au public, sont susceptibles de recevoir plusieurs qualifications pénales, notamment injures publiques, menaces, propos attentatoires à la dignité humaine, ainsi que des infractions liées aux stupéfiants.
Dans ses réquisitions, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Mafanco a requis une peine de deux ans d’emprisonnement assortie de sursis et une amende de trente millions de francs guinéens.
De son côté, l’un des avocats de la défense, Me Paul Yomba Kourouma, a plaidé en faveur de ses clientes, les qualifiant de « personnes importantes pour la société » et estimant que le parquet avait fait preuve d’excès dans ses réquisitions. La défense a également indiqué que Maya se trouvait à l’étranger pour des soins médicaux avant de regagner Conakry afin de se mettre à la disposition de la justice.
Les avocats ont par ailleurs souligné que leurs clientes avaient supprimé les contenus incriminés et présenté des excuses publiques.
Après délibération, le tribunal, statuant en matière de flagrant délit, a reconnu les deux prévenues coupables des faits reprochés. Pour la répression, elles ont été condamnées à deux ans de prison avec sursis et au paiement d’une amende de quarante millions de francs guinéens.
Le tribunal leur a également interdit toute publication sur les réseaux sociaux pendant une durée de deux ans, à l’exception des contenus liés à leurs activités professionnelles.