Les tensions frontalières persistantes entre la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone semblent désormais sur la voie de résolution grâce à une démarche diplomatique concertée. Soutenue par l’Union africaine, cette initiative a été saluée comme un exemple à suivre pour la stabilité régionale.

Le mercredi 18 mars 2026, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Youssouf Ali, a exprimé sa satisfaction suite au sommet tripartite qui s’est tenu deux jours auparavant à Conakry, la capitale guinéenne. Lors de cette rencontre, les chefs d’État de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone ont décidé de privilégier le dialogue et la coopération pour apaiser leurs différends frontaliers.

Organisé dans le cadre de l’Union du fleuve Mano, ce sommet marque une étape importante dans la consolidation de la paix entre ces trois nations. Le haut diplomate de l’UA a souligné que cette démarche s’inscrit pleinement dans les instruments juridiques de l’organisation continentale, notamment l’Acte constitutif de 2000 et le Pacte de non-agression de 2009, qui prônent le règlement pacifique des différends.

« Cette décision collective témoigne d’un esprit de coopération, de bon voisinage et du respect de la stabilité régionale », a affirmé Mahmoud Youssouf Ali. Il a également mis en avant la dimension exemplaire de cette initiative, qu’il considère comme « un modèle en matière de prévention et de gestion des conflits sur le continent africain ».

Le président de la Commission de l’UA a par ailleurs salué le rôle « constructif » joué par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ainsi que par les partenaires internationaux dans la réussite de ce processus diplomatique.

Pour l’Union africaine, cet accord constitue une étape décisive vers une paix durable dans la région du fleuve Mano, renforçant la sécurité et favorisant le développement économique. En outre, Mahmoud Youssouf Ali a annoncé la tenue, dans un mois, d’un sommet de l’Union du fleuve Mano, destiné à revitaliser l’organisation et à instaurer un dialogue régulier autour des enjeux de paix, de sécurité et de développement.

L’UA a conclu en réaffirmant son engagement à accompagner les gouvernements et populations de ces trois pays dans la consolidation de ces avancées, pour garantir une stabilité durable dans cette zone stratégique de l’Afrique de l’Ouest.

TAOB