Conakry, 5 mars 2026 – Lors d’une session plénière exceptionnelle au Palais du peuple, le Conseil national de la transition (CNT) a franchi une étape décisive dans la concrétisation du programme Simandou 2040, un projet pharaonique visant à transformer durablement l’économie et la société guinéennes. La séance, à laquelle assistaient le Premier ministre Bah Oury, plusieurs membres du gouvernement et cadres de divers départements, a abouti à l’adoption à la majorité de deux textes législatifs majeurs : la loi Plan et la loi Programme.
Ce moment historique a été salué par l’ensemble des acteurs comme une avancée majeure pour le pays, avec une vision à long terme qui dépasse les quinze prochaines années pour s’étendre sur près d’un demi-siècle. À l’issue des débats, le Premier ministre Bah Oury a souligné la portée de cette étape, évoquant un “tournant historique” pour la Guinée.
Un projet porteur de rêve et de fierté nationale
Devant les conseillers, Bah Oury a rappelé la genèse du programme, saluant la vision et le leadership du président Mamadi Doumbouya, à l’origine de cette initiative ambitieuse. “C’est un immense plaisir pour moi d’avoir suivi l’adoption de ces lois qui vont marquer l’avenir de notre pays. Ce n’est pas seulement pour les quinze années à venir, mais pour tout un demi-siècle que nous bâtissons aujourd’hui”, a-t-il déclaré, rendant hommage au chef de l’État pour avoir concrétisé “le rêve de plusieurs générations de Guinéens”.
Une transformation économique et sociale stratégique
Le Premier ministre a présenté Simandou 2040 comme un levier de développement durable, destiné à transformer les ressources minières en moteur de croissance diversifiée, tout en évitant les écueils observés dans d’autres pays riches en ressources naturelles. “L’objectif est d’éviter la dépendance à l’économie de rente, en favorisant une croissance équilibrée dans tous les secteurs, dans une démarche concertée et convergente”, a-t-il expliqué. La stratégie s’appuie sur cinq piliers fondamentaux, visant à garantir le bien-être, la stabilité environnementale, la paix sociale, le développement du capital humain, et la réduction de la pauvreté.
Un cadre juridique solide pour la réussite du projet
Bah Oury a insisté sur l’importance d’un cadre institutionnel et juridique robuste pour assurer la réussite du programme. Il a souligné le rôle clé de la nouvelle Constitution, récemment adoptée, qu’il a qualifiée de “boussole” pour la mise en œuvre des politiques publiques. “La Constitution donne des droits fondamentaux à nos citoyens, comme le droit à la santé et à l’éducation, mais leur réalisation dépendra de moyens conséquents. Le programme Simandou 2040 doit permettre de concrétiser ces droits”, a-t-il affirmé.
Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité d’une mobilisation citoyenne et d’une gouvernance rigoureuse, soulignant que la crédibilité du projet repose autant sur une planification rigoureuse que sur le respect de la légalité et des principes institutionnels.
Un avenir prometteur pour la Guinée
L’adoption de ces textes législatifs marque une étape cruciale dans la mise en œuvre d’un projet qui, selon Bah Oury, “marquera le prochain demi-siècle” de la Guinée. Avec des investissements massifs, des réformes structurelles et une vision claire, le pays se donne les moyens de sortir durablement de ses instabilités et de bâtir un avenir prospère pour ses citoyens.
Ce programme ambitieux, présenté comme l’un des plus importants de l’histoire récente de la Guinée, illustre l’engagement du gouvernement à faire de la transition une période de transformation profonde, guidée par une vision à long terme et la volonté de bâtir une nation plus résiliente, équitable et dynamique.
TAOB