Conakry, 25 février 2026 — Lors d’une présentation devant les conseillers nationaux de la transition (CNT), le ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, Ismaël Nabé, a annoncé une ambitieuse stratégie de développement économique et territorial pour la Guinée. Avec une vision claire et déterminée, il a présenté le programme Simandou 2040, un projet pharaonique visant à transformer le pays en un hub logistique régional grâce à une modernisation sans précédent de ses infrastructures.
Un plan ferroviaire de grande envergure
Le ministre a dévoilé que la Guinée prévoit la construction de plus de 2 000 kilomètres de lignes de chemin de fer, visant à relier les régions intérieures aux ports et aux marchés voisins. À ce jour, 650 kilomètres sont déjà intégrés dans le projet Morbaya-Simandou, avec une première phase prévue entre 2025 et 2030, bénéficiant de financements structurants pour la réalisation de ces corridors ferroviaires.
Une économie en pleine croissance et des données sociales en cours de renouvellement
Ismaël Nabé a également mis en avant les performances économiques remarquables du pays, notamment une réduction de l’inflation à 3 % (contre 7 % en 2018), une croissance avoisinant les 10 %, et une augmentation du PIB, passé de 20 à 36 milliards de dollars, faisant de la Guinée la deuxième économie francophone d’Afrique de l’Ouest. Par ailleurs, le pays s’apprête à disposer de données sociales actualisées grâce aux enquêtes RGPH4 et à l’étude sur les conditions de vie des ménages en partenariat avec la CEDEAO, afin de mieux cibler les politiques de lutte contre la pauvreté, qui touchait encore 43,7 % de la population en 2018.
Le corridor routier Guinée-Sénégal : un levier stratégique pour l’intégration régionale
Le point d’orgue de cette intervention fut la présentation du projet routier reliant la Guinée au Sénégal, à Goudalougue, un tronçon de 53 kilomètres financé à hauteur de 140 millions d’euros par la Banque Islamique de Développement et de 100 millions de dollars par des banques guinéennes. Bien plus qu’une simple route, ce projet symbolise une véritable passerelle de développement, favorisant la connectivité entre territoires, le rapprochement des populations et l’émergence de nouvelles opportunités économiques.
Ce tronçon, envisagé depuis plus de 40 ans, constitue aujourd’hui un jalon stratégique pour l’intégration régionale et le développement durable. Il s’inscrit dans une démarche globale qui inclut des travaux connexes pour améliorer l’accès à l’eau potable, renforcer les infrastructures sanitaires, éducatives et marchandes, et créer un environnement propice à la croissance locale.
Une démarche intégrée pour une souveraineté renforcée
Sous la supervision d’Ismaël Nabé, le projet prévoit également la formation de cadres et d’ingénieurs guinéens aux outils modernes de gestion des infrastructures, afin d’assurer la souveraineté technique du pays. Chaque kilomètre de route construit devient ainsi un vecteur de mobilité, d’éducation, de santé et d’opportunités économiques, contribuant à désenclaver les régions reculées, à relier les bassins de production aux marchés régionaux et à renforcer la position stratégique de la Guinée comme hub logistique régional.
Une vision ambitieuse pour un avenir prometteur
Le ministre du Plan a conclu en rappelant que ces projets s’inscrivent dans la vision du programme Simandou 2040, qui place les infrastructures au cœur de la transformation économique de la Guinée. Avec ces investissements massifs, le pays entend accélérer son développement, soutenir ses chaînes de valeur et s’affirmer comme un acteur clé de la région ouest-africaine.
TAOB