La Directrice Générale des Élections (DGE), Madame Camara Djénabou Touré, a annoncé des précisions importantes concernant la répartition de la subvention publique allouée aux candidats en lice pour les prochaines échéances électorales en Guinée.

Lors d’une conférence de presse le jeudi 11 décembre 2025, Mme Touré a souligné qu’un changement majeur a été introduit dans la cadre du nouveau Code électoral, visant à instaurer une distribution plus équitable des fonds de l’État entre tous les postulants.

Un système ancien jugé injuste

La responsable électorale a évoqué l’ancien mécanisme, qui, selon elle, favorisait certains partis politiques au détriment d’autres, notamment les formations plus faibles ou émergentes. « Avant, la répartition de l’aide financière dépendait d’un calcul basé sur plusieurs critères : nombre de participations, députés élus, jeunes et femmes candidates. Ce système créait des disparités importantes », a-t-elle expliqué.

Elle a précisé que cette méthode avantageait souvent les partis déjà bien implantés, qui pouvaient recevoir plusieurs milliards de francs guinéens, alors que d’autres ne percevaient que quelques dizaines de millions. « Certains partis se retrouvaient avec 3 ou 4 milliards, tandis que d’autres n’avaient que 50 ou 100 millions », a-t-elle indiqué.

Une répartition plus équitable et transparente

Le nouveau Code électoral change la donne en instaurant une méthode de distribution simple et mathématique. « Désormais, si l’État met 20 milliards de francs guinéens à disposition, cette somme sera divisée équitablement entre tous les candidats, indépendamment de leur ancienneté ou leur poids politique. Chaque candidat recevra donc le même montant », a précisé Mme Touré.

Ce changement vise à garantir une compétition plus juste et équilibrée lors des prochaines élections. La directrice générale des Élections considère cette réforme comme une étape essentielle dans le processus de démocratisation du scrutin. « Cela permet à chaque candidat de battre campagne dans des conditions équitables, sur tout le territoire national », a-t-elle souligné.

Un pas vers une démocratie plus inclusive

Pour Madame Touré, cette innovation contribue à renforcer la transparence et l’équité du processus électoral en Guinée. Elle espère qu’elle encouragera une participation plus large et plus diversifiée, en offrant à tous les candidats une chance équitable de faire campagne.

Alors que la date des prochaines élections approche, cette nouvelle réglementation de la subvention publique est perçue comme une avancée significative dans la consolidation de la démocratie guinéenne.

TAOB