La course à la prochaine présidentielle s’intensifie en Guinée. Selon un point de presse tenu ce jeudi 9 octobre par Djénabou Touré, directrice générale des élections (DGE), 50 partis politiques et 16 candidats indépendants ont officiellement déclaré, sous serment, leur intention de briguer la magistrature suprême, soit un total de 66 candidats déclarés.
Selon Mme Touré, le processus électoral est désormais encadré par deux commissions ad hoc qui opèrent sous le contrôle de l’ONASUR, de la Cour suprême et de la DGE. À l’en croire, ces deux commissions sont chargées respectivement de la validation des parrainages et de la fixation de la caution ainsi que du plafonnement des dépenses de campagne.
Conformément à l’article 70 de la loi électorale, la collectivité des parrainages ne peut débuter que lorsque les dossiers sont transmis à la DGE. « Dans ce cadre, les autorités de transition ont institué deux commissions : l’une chargée de la validation des parrainages et l’autre de la fixation de la caution et du plafonnement des dépenses de campagne », a rappelé la DGE.
La caution, a-t-elle ajouté, n’est pas une barrière mais un engagement financier lié aux frais d’impression des bulletins de vote. Elle sera remboursée aux candidats ayant obtenu plus de 5 % des voix ; les autres candidats contribueront indirectement au budget national.
Sur le plan partisan, 50 formations politiques ont désigné officiellement leurs mandataires pour participer à l’élection, parmi lesquelles le Parti du Progrès et de la Gouvernance (PPGR), le Bloc Libéral (BL), l’APR et l’UFD.
Du côté des candidatures indépendantes, 16 personnalités ont aussi déclaré leur intention, parmi lesquelles le Dr Ben Youssouf Keïta, Robert Téa, Soliba Bangoura et le « mystérieux » Alpha Condé II.
Pour conclure, Djénabou Touré a souligné que la participation d’un grand nombre de candidats reflète une volonté de renouer avec un ordre constitutionnel pluraliste.
« Le respect des étapes légales – parrainages, cautions, plafonds de dépenses – constitue un véritable test de maturité démocratique pour le pays », a-t-elle affirmé.
TAOB