Confrontée à une période cruciale de son processus électoral, la Guinée voit émerger des sujets de débat majeurs. Ce vendredi 8 août, le Premier ministre Amadou Oury Bah s’est prononcé sur deux questions qui retiennent l’attention de l’opinion publique : la possible candidature du président de la Transition, Mamadi Doumbouya, à la prochaine présidentielle, et la non-inscription de l’opposant Cellou Dalein Diallo sur les listes électorales.

Lors de son intervention sur RFI Afrique, Bah Oury a précisé qu’aucune décision officielle n’avait encore été prise concernant une candidature du Général Mamadi Doumbouya. « Les dispositions constitutionnelles qui seront proposées à la population le 21 septembre prochain n’interdisent pas la candidature de M. Doumbouya », a-t-il indiqué, restant prudent quant à la suite des événements.

Interrogé sur l’engagement du président de la Transition, qui affirmait en 2021 qu’il ne se présenterait pas à la présidentielle, le Premier ministre a souligné qu’il convenait de respecter le calendrier électoral et législatif. « La période électorale de 2025 n’est pas encore définie comme une élection, et le référendum n’est pas une élection », a-t-il rappelé.

Il a également insisté sur la nécessité de laisser le temps au Général Doumbouya de s’exprimer au moment opportun : « Il expliquera ses motivations à la population guinéenne, selon ses propres choix. Nous devons respecter la procédure et lui laisser le soin de faire connaître sa position lorsqu’il sera prêt. »

Autre sujet sensible, la non-inscription de l’opposant historique Cellou Dalein Diallo sur les listes électorales. Le Premier ministre Bah Oury a assuré qu’il n’y avait aucune volonté d’exclure politiquement Cellou Dalein, mais a évoqué une question de conformité aux critères de résidence.

« Cellou Dalein Diallo ne remplit pas, à ce stade, les conditions de résidence requises pour figurer sur les listes », a-t-il expliqué. Selon lui, l’ancien Premier ministre doit prouver une certaine durée de résidence dans la localité concernée, ce qui pourrait expliquer cette absence.

Il a conclu en soulignant que cette situation n’était pas liée à une volonté d’exclusion, mais à une démarche administrative conforme aux règles en vigueur.

Alors que la Guinée s’apprête à organiser un référendum pour définir ses nouvelles dispositions constitutionnelles, ces déclarations du Premier ministre Bah Oury interviennent dans un contexte de préparatifs électoraux. La question de la candidature de Mamadi Doumbouya, figure centrale de la Transition, reste en suspens, tandis que la situation de Cellou Dalein Diallo illustre les défis liés à la représentativité dans le processus électoral.

Les prochains jours seront déterminants pour la suite du calendrier électoral guinéen, avec en toile de fond la recherche d’un consensus national et le respect des règles démocratiques.

TAOB