Le contenu du projet de nouvelle constitution guinéenne a été révélé depuis lundi, 30 juin 2025 lors d’une émission spéciale sur la télévision nationale, suscitant de nombreux débats au sein de la classe politique et de l’opinion publique.
Parmi les points clés, l’article 195 affirme que cette nouvelle constitution ne peut être invalidée ou suspendue par aucune déclaration. Il dispose que « toute déclaration ayant pour objet la suspension où l’invalidation de la présente constitution est nulle et non effet, quelle que soit sa nature et les motivations de ses auteurs ».
En ce qui concerne la présidence de la République, l’article 44 établit que le Président est élu au suffrage universel direct, à deux tours si nécessaire, pour un mandat de sept (7) ans, renouvelable une seule fois. Le mandat débute dès l’investiture et peut être écourté selon les conditions précisées aux articles 161 et 162.
Quant aux conditions de candidature, l’article 45 précise que tout aspirant à la fonction présidentielle doit être de nationalité guinéenne, résider en Guinée, jouir de ses droits civils et politiques, être en bonne santé mentale et physique certifiée par un collège de médecins agréés par la Cour constitutionnelle, avoir entre 40 et 80 ans, et fournir une déclaration écrite sur l’honneur de ses biens.
La candidature peut être présentée par un parti politique légalement constitué ou à titre individuel, sous réserve du respect des conditions de parrainage.
Une autre disposition notable concerne les anciens présidents de la République. L’article 74 prévoit leur attribution de privilèges matériels et financiers, ainsi qu’une protection spécifique, dans le cadre d’une loi organique à venir. De plus, l’article 73 dispose que ces « anciens chefs d’État et leurs conjoints prennent rang protocolaire immédiatement après le président en exercice, selon l’ancienneté de leur mandat. Ils peuvent également être sollicités pour des missions spéciales par le Président en fonction ».
Ce projet de nouvelle constitution, s’il est adopté, marquera un tournant dans la gouvernance du pays, notamment par la reconnaissance des droits et privilèges des anciens dirigeants, tout en fixant des règles strictes pour l’élection présidentielle. La population guinéenne attend désormais la suite du processus, qui pourrait inclure des consultations et des débats parlementaires dans les semaines à venir.
TAOB