Ibrahima Diallo, FNDC

Poursuivi par Ibrahima Diallo (un des responsables du FNDC) qui l’accuse de l’avoir empêché de voyager, l’ancien commissaire de l’aéroport international Ahmed Sékou Touré (AST) de Conakry, Ibrahima Naby Traoré, a été entendu le jeudi 20 juillet devant le tribunal de première instance de Mafanco.

En donnant sa part de vérité, l’officier de police a précisé avoir juste exécuté des ordres venant de la justice.  « Je n’ai fait qu’exécuter une décision de la justice, puisque j’avais reçu une demande de non autorisation de sortie d’Ibrahima Diallo. Mes hommes ne sont pas allés au-delà de ladite décision du procureur. Je n’ai en aucun cas, empêché Ibrahima Diallo de sortir. C’est plutôt l’application d’une décision de la justice guinéenne », a-t-il déclaré.

A son tour, le leader du Front National pour la Défense de la Constitution a fait remarquer avoir perdu 12 millions GNF et 750 dollars à cause de ce refus de voyager.

« Si j’étais informé que je ne suis pas autorisé de sortir, je n’allais pas partir à l’aéroport. Alors si le commissaire me montrait cette correspondance, je n’allais pas pouvoir porter plainte contre lui ; j’ai perdu le billet d’avion qui m’a coûté 12 millions de franc guinéens et une somme de 750 dollars, destinée aux frais d’hôtel. Arrivée à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré, des policiers ont récupéré mon passeport. Quelques minutes après, ils sont revenus pour me le remettre en me disant que je ne suis pas autorisé de sortir. C’est ainsi que je leur ai demandé de me dire d’où venait cette décision. Ils m’ont répondu que ce sont des instructions du commissaire de l’aéroport. Alors j’ai récupéré mes bagages et je suis rentré à la maison. C’est après que j’ai appelé mes avocats pour porter plainte contre le commissaire », a expliqué Ibrahima Diallo.

Pour la suite des débats, l’affaire a été renvoyée au 27 juillet prochain

TAOB