
Face aux craintes d’un glissement du chronogramme de la transition fixée à 24 mois, le Gouvernement de transition à travers son porte-parole a donné une réponse ferme et tranchante, le jeudi 6 juillet 2023.
Dans son compte-rendu du conseil des ministres, Ousmane Gaoual Diallo déclare que si les autorités de transition ont fait preuve de transparence dans la conduite de la transition, elles n’ont aussi rien à prouver.
« La Guinée n’est pas un État sur lequel on tient une corde qu’il faut absolument donner un coup de fouet pour qu’il avance ! Ça ne marche pas comme ça ! L’Etat a fait preuve de transparence dans la conduite de la transition. Que ça inquiète les gens, c’est légitime. Mais, on n’a rien à prouver. On a dit ce qu’il faut faire et puis, on déroule. Pour le reste, on ne va pas tous les matins reprendre le même discours pour rassurer Paul ou Pierre », a tranché Ousmane Gaoual Diallo.
D’ajouter : « Il y aura toujours des sceptiques. Il y aura toujours des gens qui vont critiquer. C’est ainsi que va aussi la conduite de la chose publique. Tout le monde ne peut pas être content, tout le monde ne peut pas être rassuré, tout le monde ne peut pas être satisfait. On n’écoute pas seulement ceux qui applaudissent, on écoute aussi les critiques pour mieux agir ».
Rappelons que cette mise au point intervient alors que la CEDEAO se réunit le 09 juillet à Bissau pour évaluer le processus du retour des civils au pouvoir en Guinée, au Mali et au Burkina Faso.
TAOB