Le Président de la Cellule de Traitement des Informations Financières (CENTIF), Mamadi Sanfina DIAKITE est visé par des poursuites judiciaires pour des faits présumés de « corruption et de refus illégal d’un service légalement dû ».
L’information a été rendue publique ce lundi 12 décembre par le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme à travers une injonction qu’il a faite au Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry.
Dans son acte instruisant d’engager ou de faire engager les poursuites judiciaires contre le patron de la CENTIF, le Ministre Charles Wright ne compte garantir l’égalité de tous devant la loi.
« Il a été porté à la connaissance du Garde des Sceaux, que Monsieur Mamadi Sanfina DIAKITE, en sa qualité de Président de la Cellule de Traitement des Informations Financières (CENTIF) a été saisi dans un premier temps par le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kaloum aux fins de traitement des données bancaires des personnes poursuivies pour des faits présumés de corruption d’agents publics et détournement de deniers publics.
Pour des raisons de suspicion de partialité dans la conduite des enquêtes, il a été à bon droit dessaisi au profit d’un pool d’enquêteurs évoluant au niveau de la Direction Centrale de la Police Judiciaire. Chose qui ne lui dédouane pas de ses obligations à mettre à la disposition de la Justice des informations de nature à contribuer à la manifestation de la vérité », a mentionné le garde des sceaux.
Avant d’engager des poursuites, il déplore ensuite le comportement du mis en cause qui, depuis son dessaisissement à l’en croire, refuse de transmettre aux enquêteurs les données recueillies en sa possession eu égard de sa qualité d’agent public en charge de traitement des informations financières entravant ainsi l’action de la justice.
« Au lieu de donner suite favorable au courrier du Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kaloum, il s’est insidieusement abrité derrière un courrier réponse voilant son refus catégorique à mettre les données incriminées à la disposition des enquêteurs. Or, son service a été à la base de l’établissement de la liste des 187 personnes poursuivies pour des faits présumés notamment d’enrichissement illicite corruption dont les comptes sont gelés pour des fins d’enquête judiciaire », a révélé le garde des sceaux.
A suivre !
TAOB