
À l’issue du sommet extraordinaire tenu à Accra, les dirigeants de la communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont exprimé, samedi 04 juin, leur « vive préoccupation » sur la situation sociopolitique en Guinée.
Alors que le chronogramme de la transition divise les acteurs sociopolitiques en Guinée, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO s’inquiètent eux aussi de la durée de la transition fixée à 36 mois par le CNT et entérinée par la junte. Ils réclament un calendrier acceptable et un dialogue permanant, la nomination d’un médiateur y compris le respect des droits humains.
Dans le communiqué final du sommet extraordinaire de la CEDEAO, les chefs d’Etat :
-exigent la finalisation d’un calendrier de transition acceptable.
-prient instamment le gouvernement d’établir un cadre approprié pour le dialogue avec les parties prenantes politiques et de la société civile afin d’apaiser les tensions sociopolitiques et d’assurer une transition pacifique. -recommandent la poursuite de la discussion sur ces deux points.
-confirment la désignation de S.E. Mohamed Ibn CHAMBAS en tant que médiateur de la CEDEAO en Guinée.
« Le sommet exprime sa vive préoccupation face à la détérioration de la situation sociopolitique, notamment en raison de l’absence d’un cadre de dialogue approprié entre le gouvernement et les acteurs politiques et les acteurs de la société civile », fait également l’organisation sous régionale.
A signaler que les chefs d’État ont reporté au 3 juillet prochain les décisions sur la situation en Guinée, au Mali et au Burkina Faso, pays dirigés par des militaires.
TAOB