A moins d’un mois de l’organisation des examens nationaux en Guinée, tous les regards sont rivés vers le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation.
L’année précédente où le phénomène de Bac en ligne a fait sa belle apparition, d’énormes manquements liés à la fraude ont été signalés.
Au compte de la session 2021, le département de Dr Alpha Amado Bano Barry se montre plus que rigoureux avec la prise des dispositions idoines pour une meilleure réussite des évaluations nationales.
Contre toute attente, certaines écoles se préparent déjà à la fraude. Selon notre source d’information, le Groupe Scolaire Hadja Habibata Tounkara de Yattaya dans la commune de Ratoma serait dans la danse. Dans cette institution d’enseignement pré-universitaire retenue comme centre pour les examens, plus d’une cinquantaine de candidats font le bac dans leur école d’origine.
« J’ai constaté par rapport à la répartition des candidats une fraude qui se prépare. Je suis d’accord que les candidats d’une même école se retrouvent dans un même centre, mais dans leur école d’origine en majorité. Il faut qu’ils soient éparpillés de gauche à droite. Mais comment dans une école qui a un effectif de soixante quatre (64) candidats dans une option comme en Sciences Mathématiques que 58 soient maintenus dans leur école d’origine. A mon avis, c’est une fraude qui se prépare. Alors, le ministre doit revoir ça et anticiper pour savoir les commanditaires sinon cet examen dévient du raté. Avec une telle pratique, certaines écoles sont lésées », a expliqué un encadreur qui a requis l’anonymat samedi 26 juin.

Sur la question de savoir de quoi reproche-t-il les administrateurs de l’école incriminée, il laisse entendre ceci : « je pense qu’il ya eu une négociation autour de ce dossier. Sinon dans la répartition des candidats, il est impossible d’admettre cela. Imaginez que 90% des candidats composent dans leur propre école d’origine sélectionnée comme centre ».
Pour notre interlocuteur, le MENA doit donner des explications par rapport à cette répartition au risque de se faire blâmer et discréditer par l’opinion: « Il faut savoir les auteurs pour punir puisque les écoles qui utilisent ces manouvres ont leurs complices pour se fabriquer des résultats au péril de l’intelligentsia et de l’excellence. Car, les candidats doivent être traités au même pied d’égalité pour éviter des frustrations ».
« J’interpelle le ministre de l’éducation nationale de revoir ce dossier de répartition des candidats dans leur école d’origine », a-t-il lancé.
Au Groupe Scolaire Hadja Habibata Tounkara, l’information est considérée comme une allégation mensongère. Le proviseur de l’établissement qui s’est fait passer pour un encadreur afin de se soustraire à l’entretien affirme à notre reporter déployé sur les lieux, qu’aucune autorité ne se trouve à la direction générale .
« Dites à votre source, c’est faux. Nous, nous savons qui sont nos détracteurs mais ce qu’ils veulent ne marchera pas », indique-t-il sans faire de commentaires.
Affaire à suivre !
TAOB